Voeux 2020 : les communistes du 19e dans l’action pour garder Paris à Gauche !

Partager !

Vœux de la section du 19e arr Intervention de Hadrien Bortot, Secrétaire de section

Cher.e.s ami.e.s, cher.e.s Camarade,

C’est toujours un immense plaisir pour nous de voir ce local rempli de joie et d’amitié à l’occasion de ces vœux.

Je vous souhaite à toutes et à tous, une belle et heureuse année 2020. Qu’elle vous apporte des bonheurs, des succès, des rires, et la force de surmonter les épreuves qui se dresseront peut être face à vous en somme une année de victoire et d’émancipation.

J’aimerai avant toutes choses évoquer avec vous la mobilisation exceptionnelle qui a lieu dans notre pays depuis 46 jours. Cette lutte pour sauvegarder notre modèle social qui se déploie avec forces, les communistes la soutiennent et y participe activement. Les grèvistes de la RATP, de la SNCF, les enseignants, les personnels hospitaliers, les fonctionnaires, les salariés des raffineries, des ports, les danseuses et les danseurs des Opéras, les salariés de radio France sont des héros ordinaires. J’entends par là, qu’en conscience, qu’ils et elles acceptent de se sacrifier pour garantir à toutes et à tous, un avenir meilleur.

Nous les communistes du 19e souhaitons leur rendre hommage, et rendre hommage à leur combat. J’invite celles et ceux qui le peuvent à soutenir les différentes caisses de grèves pour permettre aux grévistes de continuer à lutter dans un contexte économique de plus en plus compliqué. Nous en avons une disponible juste ici. Je suis fier de pouvoir vous annoncer, que nous avons déjà versé 2000 euros aux différentes caisse de solidarité grace à une mobilisation militante sans faille.

Je tiens à rappeler que notre lutte est majoritaire, que malgrè le matraquage médiatique, elle est toujours soutenu par plus de 60% des français qui résistent à l’enfumage et à la mise en scène du retrait provisoire de l’age pivot car ils ont compris que cette réforme veut casser une certaine idée de la solidarité, issue du conseil national de la résistance.

Le projet du gouvernement s’attaque directement à cette solidarité, pour individualiser les retraites avec un système de point où chacune et chacun ouvre un droit différent à la retraite. C’est donc l’inverse d’un système universel. Cette réforme va de ce fait faire baisser les pensions de l’ordre de 27% et surtout ouvre la porte à la privatisation du système de retraite. La valeur du point n’étant plus connectée à la richesse produite dans le pays, comme le sont actuellement les pensions, mais à une valeur fixée par le gouvernement.

Cette lutte est essentielle car elle porte en elle un contre projet de société. Elle refuse que chacune et chacun soit renvoyé à sa condition, à son supposé mérite, et consacre une vision solidaire de la société, où les travailleurs ont un droit égal à une pension qui n’est pas de la charité mais bien de la solidarité.

Je le dis avec force et conviction un autre financement des retraites est possible. Le système par point promu par le gouvernement n’est qu’une nouvelle mesure en faveur des plus riches. Nous devons dire qu’une autre réforme des retraites est possible, en élargissant l’assiette des cotisations, en ponctionnant les revenus financiers, et en supprimant les exonérations de cotisation sociale, et en augmentant les salaires.

Ce qui se joue dans ce combat social, ce n’est pas simplement le financement des retraites pour les 20 ans à venir. C’est un questionnement plus profond sur la place du travail dans notre société, sur les temps de la vie, sur l’idée que nous serions entre 18 et 65 ans productifs puis après improductifs.

Que doit faire, et comment doit agir un parti politique de gauche dans une telle situation ? Nous, nous avons fait le choix de la proximité, de permettre la rencontre entre celles et ceux qui luttent.

Ces questionnements doivent être la base d’une réflexion sur la place du communisme dans notre époque.

En décembre prochain le PCF aura cent ans, et s’il a un avenir, c’est en rencontrant et en comprenant les initiatives d’inspiration communistes qui se déploient partout. Pour cela, ici dans le 19e, nous avons décidé de nous ouvrir toujours plus, d’être toujours plus à l’écoute de ce qui se passe au dehors et de faire de cette section un lieu incontournable de rencontre et de discussion. Je suis fier de vous annoncer que nous tiendrons cette année non plus une permanence hebdomadaire, mais deux. Que ce lieu qui a vu défiler ces derniers mois des cours de français pour des personnes migrantes, des réunions de féministes brésiliennes en lutte contre Bolsonaro, des rencontre de militantes et des militants pour la justice et la vérité en colombie, des réunions du collectif écologiste exctinction rebellion, nos camarades du Front Uni de l’immigration et des quartiers populaire, des répétitions de musique baroque, du théâtre, continuera à accueillir celles et ceux qui luttent pour la justice.

Je veux dire combien nous sommes heureux d’être celles et ceux qui permettons de créer des ponts et qui toujours de manière gratuite et désintéressée oeuvrons à ce que les idées de progrès deviennent des forces agissantes dans la société.

Je veux redire combien, nous sommes soucieux du monde de demain, que les idées communistes puisqu’elles sont tournées vers notre avenir commun, nous engagent dans la lutte contre le réchauffement climatique. Nous sommes soucieux d’une écologie populaire, c’est à dire d’une écologie qui part des situations de précarité et de pauvreté vécu dans nos quartiers mais aussi à l’autre bout du monde, car se sont toujours les plus fragiles qui payent les conséquences des choix des puissants.

Cette écologie populaire, elle ne peut pas être celle du refus de la construction de logements sociaux, elle ne peut pas être simplement une vision étriquée d’une écologie du cadre de vie qui repousse les plus pauvres hors de Paris. Nous les communistes nous nous battons pour un logement digne pour toutes et tous, pour l’isolation des logements, pour des réseaux de chaleur et de fraîcheur publique, pour la déprivatisatisation de la propreté urbaine, pour que les projets les plus écologique de la capitale, ne soit pas des projets élitistes. N’oublions jamais que celles et ceux qui polluent et détruisent la planète, ce ne sont pas les gens humbles, mais bien ceux qui accaparent les richesses. Nous disons aux écologistes de la capital qui ont fait le choix de la division, qu’ils ne doivent pas se tromper de combats. Que l’écologie politique ne peut être celle du en même temps.

C’est dans cet esprit que nous rentrons en campagne dans le 19e aux côtés de françois Dagnaud, et de Paris en commun. Nous pensons que c’est dans le rassemblement que nous serons les plus utiles. Hier, devant le Casino de l’avenue de Flandre, alors que nous vendions l’Huma avec Adolf, une dame nous a interpellé :  « Alors vous vous présentez aux élections ? C’est qui votre tête de liste, c’est Ian Brossat, vous savez on l’aime bien, il nous défend. Mais avec Macron, c’est dangereux, je ne veux pas que Paris vire à droite.»

Elle s’est trouvé enchantée de notre présence, responsable aux côtés de Paris en commun. Nous avons des débats, nous en avons eu dans ce mandat, nous en aurons dans le prochain, sur l’avenir de la porte de la villette, et sur l’équilibre de la Zone d’aménagement qui y est consacré, sur la manière d’accueillir les migrants et sur la maison qui leur sera dédié Place des fêtes, mais ces débats, ne sont pas des clivages.

Je pense que nous avons en commun d’aimer follement notre arrondissement, de le défendre parfois avec fougue, d’en parler des heures. On nous dit souvent, le 19e n’est pas le centre du monde. Mais nous savons que le 19e, la richesse de son métissage, sa jeunesse, son invention est le cœur populaire de Paris, et que donc pour parodier Médine le 19e influence Panam, Panam influence le monde.

Sur cette mandature, les élu.e.s communistes ont été des élu.e.s utiles, et je tiens aujourd’hui à leur rendre hommage, Sergio, Fanny, Gabriel, Tatiana, et Philippe, qui, c’est une chance pour nous à accepter d’assumer un nouveau mandat, ont mené un travail remarquable et je pense qu’on peut les applaudir.

Ces élu.e.s n’en ont jamais rabattu sur leurs conviction tout en restant solidaire de la majorité et François, autant que tu sois prévenues, avec Camille et Gwen tu trouveras à tes côtés de la force de caractère et de la droiture à en revendre.

Notre entrée en campagne c’est le déploiement des communistes aux côtés de Paris en Commun, mais aussi en propre, dans les quartiers, en s’appuyant sur nos cellules. Nous allons mener une campagne de proximité, pour aller chercher une à une les voix, pour convaincre, et montrer la nécessité impérieuse du rassemblement. Nous positionnerons un candidat par quartier, pour dire aux habitant.e.s du 19e, qu’ils auront toutes et tous, un élu ou une élue communiste de référence. Nous continuerons à déployer avec encore plus de proximité nos efforts.

Le sondage paru ce matin dans le Journal du dimanche est encourageant, mais nous savons, que les classes populaires doivent se mobiliser pour permettre de gagner l’élection. C’est sur cet électorat que nous allons concentrer nos actions. Je vous donne d’ores et déjà rendez-vous mercredi à 18h pour un porte à porte rue de l’ourcq, rue Archereau.

Qu’on se le dise, les communistes sont en campagne, et pour gagner.

Et maintenant, puisque c’est une tradition chez nous, place aux galettes, républicaine, communistes et du 19e.
Bonne année à tous 

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *