Catégorie : Actualités du 19 eme

  • C’était un 23 août

    Il est des lectures qui vous marquent à jamais, car elles s’imposent comme une rencontre.

    Elle s’appelait Madeleine. 

    Ce 23 août 1944, elle a tout juste 20 ans, un anniversaire qui aurait dû avoir le goût de l’insouciance et non celui de la Résistance.

    De sa jeunesse pendant l’Occupation, elle a déjà tout vécu, et surtout l’indicible, avec le vrai courage que celles et ceux que l’Histoire est venue chercher, ces femmes et ces hommes pour qui se résigner était impensable.

    Ce 23 août 1944, jour de ses 20 ans, Madeleine Riffaud neutralise un convoi allemand avec l’aide de quelques compagnons, sur la Petite ceinture, entre la gare des Buttes Chaumont et celle de Ménilmontant.

    Après une vie de luttes, d’engagements, Madeleine Riffaud, résistante, journaliste, poétesse, s’éteint à 100 ans, le 6 novembre 2024, un an avant qu’une place ne lui soit dédiée, près des arbres centenaires du parc des Buttes Chaumont.

    Une place où son nom demeure, pour toujours se souvenir.

    Aujourd’hui Madeleine Riffaud vit, dans l’Histoire, dans nos mémoires militantes, elle vit au travers des pages de la magnifique bande dessinée en 4 tomes dont elle est l’une des autrices*, dans les rues du 19 ème, et de Paris que son courage a permis de libérer, avec tant d’autres. 

    Au travers de ces pages, parfois insoutenables, nous y lisons l’Histoire, celle dont nous ne voulons plus, et celle qui revient, sous d’autres visages à peine masqués, et que nous n’osons pas encore voir.

    Nous y lisons aussi l’espoir, l’amour des mots, de la poésie et de l’engagement qui l’a habité, l’humanité qu’elle a gardé, toute sa vie.

    Elle s’appelle Madeleine Riffaud.

    Dans ses combats, dans le Paris d’août 1944, elle n’était pas seule.

    Un hommage sera rendu dans le 19 ème arrondissements à ses compagnons de luttes, ce mardi 25 août, ainsi qu’au groupe Guy Moquet.

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    Mardi 25 août 2026, une date, deux rendez-vous :

    Commémoration du 82 ème anniversaire de la Libération de Paris

    • Arbre Libération – Victoire, Place de la Bataille de Stalingrad, 10 h

    La commémoration sera suivie du dévoilement de la plaque en mémoire des résistants FTP Compagnie Saint Just (les compagnons de Madeleine Riffaud)et du Groupe Guy Môquet

    • la plaque sera sur la façade 1 rue André Dubois (angle avenue de Laumière), 10h45

    Cela fait suite à un voeu du groupe Communistes de Paris, des élu.e.s communistes du 19 ème et de Paris y assisteront.

    Notre présence, pour celles et ceux qui le peuvent, y est très importante.

    (*) Madeleine, Résistante, T1 à 4, Madeleine RIFFAUD, Jean-David MORVAN, Dominique BERTAIL

  • Mes cent premiers jours : pour une gauche qui agit, au Conseil de Paris comme sur le terrain


    Article de Gwenaëlle Austin

    Gwenaëlle Austin est conseillère de Paris, et conseillère d’arrondissement (19 ème)déléguée chargée de l’accès au droit et des relations avec les foyers de travailleurs migrants

    Cent jours déjà au Conseil de Paris et comme co-présidente du Groupe Communiste et Citoyen et conseillère dans le 19ᵉ arrondissement. Cent jours qui confortent mes convictions : un mandat n’a de sens que s’il est utile.

    Être élue, c’est porter une voix dans l’hémicycle, mais aussi être présente aux côtés de celles et ceux qui luttent et refusent que leurs droits reculent.

    Au Conseil de Paris, j’ai défendu et défendrai toujours une même boussole : la justice sociale. Droit au logement, hébergement d’urgence, accès aux droits, centres sociaux, droits des femmes, quartiers populaires, personnes en situation de handicap, soutien aux associations, transports accessibles… 

    Derrière chaque intervention, le choix d’une ville qui protège, notamment lorsque l’État se désengage.

    Mais ces combats se mènent aussi sur le terrain. 

    Aux côtés des salarié·es du Samu social en grève, des associations et des familles contraintes de dormir sur le parvis du 115, nous dénonçons une honte absolue : laisser des bébés, des femmes enceintes et des enfants passer leurs nuits dehors, en pleine canicule. Nous nous sommes mobilisés contre la fermeture du centre d’hébergement GL Events et avons soutenu les salarié·es de la Fondation Croix Saint-Simon comme celles et ceux de Biocoop.

    Dans le 19ᵉ, mon mandat prend aussi la forme d’un travail patient et concret. Une médiation engagée avec un bailleur a permis d’éviter l’expulsion de deux résidents très âgés d’un foyer de travailleurs migrants.

    La reprise des conseils de concertation dans les résidences sociales est également essentielle : Chaque résidente et chaque résident doit pouvoir avoir voix au chapitre car la démocratie participative ne doit pas être un slogan.

    J’ai aussi relancé les coordinations d’accès aux droits avec un premier engagement de plus de «aller-vers». Communiste et féministe, j’ai évidemment tenu à être aux côtés des associations qui accompagnent les victimes en soutenant la mobilisation pour une loi intégrale contre les violences sexuelles. Face au backlash réactionnaire, aux discours masculinistes et à la progression de l’extrême droite, nous ne céderons rien.

    Ces premiers mois resteront aussi marqués par une profonde émotion : lors du vote de la citoyenneté d’honneur de Paris aux civils et journalistes palestiniens, comme lors de la rencontre avec de jeunes footballeurs venus des camps de réfugiés. Être aux côtés de celles et ceux qui appellent à la paix et à l’autonomie du peuple palestinien doit être un engagement au quotidien; 

    Enfin, j’ai eu l’honneur d’être élue présidente de l’ADIL 75. Dans une période où la crise du logement frappe toujours plus durement, cette responsabilité me permettra d’agir pour l’accès aux droits, la prévention des expulsions et un logement digne pour toutes et tous.

    Ces cent premiers jours ne sont qu’un début. Je continuerai, avec mes camarades communistes, à porter une voix exigeante, populaire et profondément humaine, une voix communiste. 

    Autrice : Gwenaëlle Austin

  • Un nouveau tronçon de la petite ceinture a ouvert cet dans le 19e !

    Ancienne infrastructure délaissée, elle est aujourd’hui réhabilitée . La petite ceinture poursuit ses réaménagements, pensés pour protéger la faune et la flore, mais aussi pour offrir à toutes et tous des espaces de respiration

    On fait le tour de ces lieux de promenade atypiques, devenus des biens communs.

    D’ici fin 2026, 4 kilomètres supplémentaires seront ouverts. Cela représente 7,6 hectares rendus à la nature et au public, au service de la biodiversité et du droit de chacun à profiter d’espaces verts accessibles, gratuits et partagés