Catégorie : Interventions des élu.e.s

  • Mes cent premiers jours : pour une gauche qui agit, au Conseil de Paris comme sur le terrain


    Article de Gwenaëlle Austin

    Gwenaëlle Austin est conseillère de Paris, et conseillère d’arrondissement (19 ème)déléguée chargée de l’accès au droit et des relations avec les foyers de travailleurs migrants

    Cent jours déjà au Conseil de Paris et comme co-présidente du Groupe Communiste et Citoyen et conseillère dans le 19ᵉ arrondissement. Cent jours qui confortent mes convictions : un mandat n’a de sens que s’il est utile.

    Être élue, c’est porter une voix dans l’hémicycle, mais aussi être présente aux côtés de celles et ceux qui luttent et refusent que leurs droits reculent.

    Au Conseil de Paris, j’ai défendu et défendrai toujours une même boussole : la justice sociale. Droit au logement, hébergement d’urgence, accès aux droits, centres sociaux, droits des femmes, quartiers populaires, personnes en situation de handicap, soutien aux associations, transports accessibles… 

    Derrière chaque intervention, le choix d’une ville qui protège, notamment lorsque l’État se désengage.

    Mais ces combats se mènent aussi sur le terrain. 

    Aux côtés des salarié·es du Samu social en grève, des associations et des familles contraintes de dormir sur le parvis du 115, nous dénonçons une honte absolue : laisser des bébés, des femmes enceintes et des enfants passer leurs nuits dehors, en pleine canicule. Nous nous sommes mobilisés contre la fermeture du centre d’hébergement GL Events et avons soutenu les salarié·es de la Fondation Croix Saint-Simon comme celles et ceux de Biocoop.

    Dans le 19ᵉ, mon mandat prend aussi la forme d’un travail patient et concret. Une médiation engagée avec un bailleur a permis d’éviter l’expulsion de deux résidents très âgés d’un foyer de travailleurs migrants.

    La reprise des conseils de concertation dans les résidences sociales est également essentielle : Chaque résidente et chaque résident doit pouvoir avoir voix au chapitre car la démocratie participative ne doit pas être un slogan.

    J’ai aussi relancé les coordinations d’accès aux droits avec un premier engagement de plus de «aller-vers». Communiste et féministe, j’ai évidemment tenu à être aux côtés des associations qui accompagnent les victimes en soutenant la mobilisation pour une loi intégrale contre les violences sexuelles. Face au backlash réactionnaire, aux discours masculinistes et à la progression de l’extrême droite, nous ne céderons rien.

    Ces premiers mois resteront aussi marqués par une profonde émotion : lors du vote de la citoyenneté d’honneur de Paris aux civils et journalistes palestiniens, comme lors de la rencontre avec de jeunes footballeurs venus des camps de réfugiés. Être aux côtés de celles et ceux qui appellent à la paix et à l’autonomie du peuple palestinien doit être un engagement au quotidien; 

    Enfin, j’ai eu l’honneur d’être élue présidente de l’ADIL 75. Dans une période où la crise du logement frappe toujours plus durement, cette responsabilité me permettra d’agir pour l’accès aux droits, la prévention des expulsions et un logement digne pour toutes et tous.

    Ces cent premiers jours ne sont qu’un début. Je continuerai, avec mes camarades communistes, à porter une voix exigeante, populaire et profondément humaine, une voix communiste. 

    Autrice : Gwenaëlle Austin

  • Victoire communiste : Citoyenneté d’honneur pour les populations palestiniennes de Gaza et de Cisjordanie et journalistes palestiniens

    Une décision forte de sens et nécessaire. Dans l’horreur persistante de ce conflit génocidaire, toute marque de soutien et de solidarité est essentielle et indispensable ! Ce jeudi 18 juin 2026, de 14 h 30 à 15h30, est examiné en Conseil de Paris le projet visant à attribuer la citoyenneté d’honneur de la Ville de Paris aux populations civiles palestiniennes de Gaza et de Cisjordanie, ainsi qu’aux journalistes palestiniens déployés dans les zones de conflit.

    Nos camarades du groupe Communiste ont participé à porter cette délibération, laquelle rappelle que « La Ville de Paris, fermement attachée au respect du droit international, s’est positionnée de façon constante en soutien de la solution à deux États permettant la coexistence des peuples israélien et palestinien dans la paix et la reconnaissance de leurs droits fondamentaux mutuels. »

    Vous trouverez derrière ce lien la proposition de délibération.

    https://a06-v7.apps.paris.fr/a06/jsp/site/plugins/odjcp/DoDownload.jsp?id_entite=66718&id_type_entite=6

    Toute personne peut se connecter pour suivre les débats, marquant ainsi sa solidarité totale avec les populations palestiniennes de Gaza et de Cisjordanie🇵🇸 et les journalistes palestiniens.

    https://www.paris.fr/pages/les-temps-forts-du-conseil-de-paris-de-juin-2026-35441

  • Soutien aux salarié.es de Biocoop en Grève

    Soutien aux salarié.es de Biocoop en Grève

    🚨Aujourd’hui nos elu.es étaient aux côtés des salarié·es en grève de Biocoop Les Fêtes

    Face à des méthodes de management inacceptables et au non-respect des droits, leur mobilisation est légitime.

    Nous apportons tout notre soutien aux grévistes. Leur lutte est la nôtre.

  • SOLIDARITÉ AVEC LES SALARIÉ·ES DE LEROY MERLIN ROSA PARKS

    Les communistes du 19ᵉ sont aux côtés des salarié·es de Leroy Merlin Paris 19 – Rosa Parks (et de Daumesnil), menacé·es par la fermeture des magasins et la suppression de 271 emplois.

    Au Conseil d’arrondissement, nous avons fait voter un vœu pour exiger :

    • la transparence de la direction,
    • la défense des emplois et des conditions de travail,
    • le maintien d’un magasin indispensable à l’équilibre social et économique de Rosa Parks.

    Sur le terrain, nous étions aussi présent·es : Gwenaëlle Austin, Présidente du groupe communiste à la Mairie du 19ᵉ, était au rassemblement pour porter notre soutien et rappeler une chose simple : ce qui se joue ici n’est pas un “cas isolé”, c’est un choix de gestion qui peut frapper ailleurs demain.

    Nous refusons : la pression, l’isolement et l’injustice, toute menace de licenciement “disciplinaire” dans un dossier économique.

    Dans le 19ᵉ, on ne laissera pas des stratégies financières décider seules de l’avenir d’un quartier populaire et de centaines de familles.

    Avec les salarié·es, jusqu’au bout.

  • Gaza : trois jours pour lire les noms des enfants assassinés

    Depuis 23 mois, le peuple palestinien vit sous les bombes, dans la faim et le blocus. À Gaza, plus de 18 457 enfants ont été assassinés par Israël en toute impunité.

    Trois jours complets ont été nécessaires place de la Bastille pour lire leurs noms. Trois jours où des voix se sont relayées, pour que la mémoire de ces vies brisées ne disparaisse pas dans le silence.

    Une initiative de dignité et de résistance

    Mercredi 3, jeudi 4 et vendredi 5 septembre, des citoyennes et citoyens, des militants, des artistes, des élus, se sont retrouvés autour de cette initiative bouleversante : nommer chaque enfant, un à un, pour rappeler l’ampleur du crime en cours.

    Les communistes du 19e y étaient présents.

    Jeudi soir, Gwenaëlle Austin a apporté le soutien de notre section.

    Vendredi midi, Hadrien Bortot et Camille Naget, aux côtés de Raphaëlle Primet et Annie Gaforelli, ont participé à la lecture des noms.

    Nous l’avons fait par respect, par devoir, mais aussi par combat politique.

    Ce que disent les communistes

    Nous dénonçons le génocide en cours à Gaza.

    Nous affirmons que le silence et l’inaction des gouvernements occidentaux constituent une complicité.

    Nous exigeons un cessez-le-feu immédiat, la levée du blocus, la fin de l’occupation et la reconnaissance pleine et entière du droit du peuple palestinien à vivre libre sur sa terre.

    Notre solidarité internationaliste

    Chaque enfant palestinien arraché à la vie nous oblige. Les communistes continueront de porter la voix de la justice, de la paix et de la dignité.

    Nous ne laisserons pas les Palestiniens seuls face au génocide. La solidarité internationaliste est notre boussole, jusqu’à la victoire du droit et de l’égalité.

  • Les élu.e.s Communistes du 19e refusent la privatisation de la mort.

    Les élu.e.s Communistes du 19e refusent la privatisation de la mort.

    Retrouvez ici l’intervention de Fanny Gaillanne lors du Conseil d’Arrondissement du 28 Mai.

    Nous avons en mémoire ces hommes et ces femmes des pompes funèbres évoquant la fierté de leur métier, celui d’assurer un service public universel. Vous savez combien ils sont liés à notre arrondissement. Je pense à Jean et Odette Leliepaut, lors de l’inauguration du 104, fiers que leur lieu de travail soit rendu aux gens et pas vendu à des promoteurs.

    Malheureusement, ce n’est pas l’esprit du service public qui habite cette délibération. Elle entérine le choix de confier à la société FUNECAP le crématorium du Père Lachaise, comme la future installation de la Porte d’Aubervilliers, c’est pour nous un choix à rebours des ambitions d’un service public funéraire que devrait porter la ville de Paris. Le vers était dans le fruit dès la consultation, qui fait de la qualité du service rendu au public, le 4è critère comptant pour seulement 10% de la note global.

    Nous avons toujours plaidé pour un partenariat entre le Sifurep et Paris, dans le cadre d’une Société Publique Locale, permettant ainsi, à l’échelle de la métropole du Grand Paris de créer un grand Pôle public dégagé des logiques prédatrices du Marché.

    Ce n’est pas le choix qui est fait. Avec ce marché confié au privé plutôt qu’à la SEM, la ville répond à une vision comptable plutôt qu’à une vision politique. Elle met en péril l’emploi au sein de la SEM notamment sur les fonctions supports, elle ne se donne pas les moyens du contrôle public plein et entier de la qualité environnementale des installations.

    La boite de Pandore est ouverte, même si le premier marché qui représente 80% du chiffre d’affaire de la SEM lui revient. La durée de 5 ans, et le contenu du marché nous font craindre pour l’avenir d’un outil public dont l’histoire, nous l’avons rappelé est étroitement lié à notre arrondissement.

    Monsieur le Maire, voilà pourquoi nous voterons contre cette délibération