Lors du Conseil de Paris de juin 2025, les élu·es communistes se sont fermement opposé·es à la proposition de renommer la Maison des Réfugiés, installée dans le 19e arrondissement, en « Maison des Réfugiés – Maison Pape François ».
🎙️ Camille Naget, conseillère de Paris, est intervenue au nom du groupe communiste pour rappeler qu’on ne nomme pas un équipement public comme on nomme une rue. Donner un nom à un lieu public, c’est envoyer un signal. Et dans le cas présent, ce signal est pour nous inacceptable.
❌ Une atteinte à la laïcité et à la neutralité du service public
Aussi respecté soit-il, le pape François reste une autorité religieuse, à la tête d’une Église encore marquée par de nombreux scandales — en particulier sur les abus sexuels — et opposée à des droits fondamentaux comme l’IVG, qualifiée par lui de « crime de tueur à gage ».
➡️ Peut-on sérieusement prétendre que ce nom soit un symbole inclusif pour toutes les personnes réfugiées ? Y compris celles qui ont dû fuir leur pays à cause de leur orientation sexuelle, de leur engagement féministe, de leur religion, ou de leur non-religion ?
🏛️ Un lieu qui porte déjà un sens fort : Jean Quarré et James Baldwin
Implantée sur le parvis Jean Quarré, résistant communiste fusillé au Mont-Valérien, à deux pas de la médiathèque James Baldwin, écrivain afro-américain exilé à Paris pour fuir la ségrégation raciale, la Maison des Réfugiés est déjà entourée de noms qui incarnent l’accueil, la lutte, la culture, la résistance, et l’égalité.
📣 Un refus au nom de la démocratie locale et du rassemblement
Cette décision de dénomination, prise sans consultation réelle des associations impliquées comme Emmaüs Solidarité, ni des habitant·es, va à l’encontre de l’esprit démocratique que nous voulons défendre.
🗣️ « Nous proposons de pérenniser le nom « Maison des Réfugiés » – un nom simple, clair, universel – et d’envisager un autre lieu, comme une place ou une rue, pour rendre hommage au Pape François. » — Groupe Communiste

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