Le 10 septembre, la Place des Fêtes a vibré comme rarement. Quinze mille personnes, venues de tout Paris et bien au-delà, ont fait de ce haut lieu populaire du 19ᵉ un immense carrefour de colères et d’espérances.
On n’oubliera pas l’image : une place saturée de monde, les banderoles qui se déploient, les chants qui montent et roulent comme une vague. Une foule jeune, combative, déterminée. Une foule belle, parce qu’elle disait la diversité de notre peuple et sa capacité à se lever quand l’injustice devient étouffante.
Une énergie entêtante
Il y avait dans l’air quelque chose d’entêtant. Comme une musique qui ne vous quitte pas. Les slogans répétés à l’infini, les battements de mains, les rires, les cris, les visages tournés vers l’avenir. Quinze mille corps et voix qui, l’espace d’un soir, faisaient entendre la même certitude : nous ne nous résignons pas.
La jeunesse était là, nombreuse, inventive, déterminée. Et avec elle, des syndicalistes, des familles, des retraités, des soignants, des précaires, des habitants du quartier. Tous unis par une même conviction : la vie vaut plus que leurs profits, la dignité plus que leur austérité.
La Place des Fêtes, agora populaire
Il n’y avait pas de chef de file, pas de mot d’ordre unique, mais un élan collectif. La Place des Fêtes s’est faite agora : des prises de parole spontanées, des chansons reprises, des témoignages lancés dans la nuit. Une ville qui se réapproprie son espace, une politique qui sort des palais pour retrouver le pavé.
Une leçon pour demain
Ce 10 septembre, Place des Fêtes, ce n’était pas seulement un rassemblement massif. C’était un signal politique : le peuple existe, il se lève, il ne se laissera pas faire. Pour nous, communistes du 19ᵉ, c’est une responsabilité : transformer cette puissance en une force durable, organisée, capable de gagner.
Car l’histoire l’enseigne : les foules qui se lèvent font trembler les puissants. Et ce soir-là, à Paris, la foule a rappelé qu’elle avait encore une voix.


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