Fête de la Saint Jean annulée : au delà de la canicule, une annulation politique

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Ce n’est qu’un début ! En raison des températures très élevées ces jours-ci, et de la tendance annoncée samedi, de la bétonisation de la place des Fêtes, les conditions nous sont apparues comme trop dangereuses pour la santé et la sécurité des personnes, qu’il s’agisse de camarades d’un certain âge, du risque à transporter des charges lourdes pour le montage, à rester en pleine chaleur sous les stands, sans compter le risque sanitaire sur la nourriture et les les boissons. Ces conditions, nous n’en voudrions pas au travail, nous ne pouvons les imposer à nous-même et prendre le risque d’un accident.

L’exécutif de la section a donc pris la décision d’annuler la fête de la St Jean ce samedi 27 juin à Place des fêtes. Ce fut, évidemment, une décision lourde et triste. Au-delà de ne pas nous retrouver, dans ce lien et ces luttes qui nous unissent, il y a ce sentiment qu’il s’agit seulement d’un début. Faudra-t-il bientôt faire la Fête de la Saint Jean au mois d’avril pour éviter un malaise mortel en participant à une initiative politique et festive ? Puisque la fête est politique, son annulation l’est tout autant.

Il est indispensable de politiser les canicules, ce que refuse de faire notre gouvernement. Les propos récents d’Emmanuel Macron en témoignent, nous renvoyant à notre responsabilité individuelle, avec des injonctions à s’hydrater ou à limiter nos déplacements, bref, comme dit notre Président, de « suivre les conseils ». Derrière le paternalisme, la violence de classe.

Les enjeux caniculaires ne doivent plus être un évènement ou des crises, ni traitées par réaction, mais être véritablement anticipés : cela va d’une politique sur des appartements bouilloires thermiques – combat des communistes – à un travail d’urgence sur le suicide énergétique que représente l’utilisation exponentielle de l’IA avec des effets désastreux sur l’environnement (un sujet dont nous commençons tout juste à nous saisir). Et ce, alors même que le premier ministre nous informe des 655 millions supplémentaires investis dans l’IA.

L’accès à l’eau, le droit à la fraicheur nécessitent une véritable réflexion sur l’aménagement urbain, sur les conditions de travail et de logement, entre autres chantiers urgents.

Citons également ce décret n° 2026-302 du 21 avril 2026, qui complexifie, sous couvert de « simplifier » (le mot magique habituel pour légitimer les attaques au droit), les recours administratifs contre les atteintes environnementales. Les requérants vont devoir saisir directement la Cour administrative d’appel, obligatoirement avec un avocat, les privant ainsi d’un premier degré de juridiction. Justice de classes, une fois de plus, contre les associations de défense de l’environnement, mais composées de personnes citoyennes…

L’attentisme de l’Etat est insupportable, et donne le champ libre au RN, dont l’objectif reste de préserver les grands intérêts économiques. Celui-ci a abandonné sa posture fustigeant un prétendu alarmisme. Il prône une « adaptation » de façade, à grand renfort d’un « plan », en contradiction avec ses votes à l’Assemblée nationale et au Parlement européen. Plus que jamais, notre combat contre la montée du Rassemblement national prend son sens.

Impossible aussi de ne pas évoquer ce concert d’un quatuor palestinien. Leur musique ne sera pas au rendez-vous. Elle était, plus que jamais, nécessaire et attendue. L’impact sur la culture est également une priorité.

L’action militante et donc nos luttes vont devoir, bien plus vite que prévu, évoluer et se réinventer. C’est bien à nous de nous saisir de ces luttes pour, ensemble, faire évoluer la société et protéger notre écosystème. Il en va de notre survie.

La section du 19 ème, et son exécutif tout récent, aura à cœur de faire de ce sujet, en lien avec nos élu.e.s d’arrondissement et au Conseil de Paris, un véritable sujet de travail dans sa feuille de route. Chaque camarade est la bienvenue à y participer.

L’exécutif de la section PCF 19E

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