Carnet de campagne : la Gare Expérimentale, mettons du squat dans nos vies.

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Les communistes du 19e arrondissement ont profité de cette campagne électorale pour visiter la gare expérimentale situé au 18 Boulevard Serrurier (http://garexp.org/ ). Ce lieu conventionné depuis 2011 avec la ville est à la fois un espace d’expérimentation artistique, une salle de spectacle, une galerie d’exposition, un café associatif et un lieu de vie du quartier.

C’est pour nous la parfaite illustration des initiatives à développer et à encourager dans notre arrondissement. Des lieux de culture ouverts sur les quartiers populaires, des espaces de solidarité et d’échange gérés par les créateurs eux mêmes, qui garantissent aux artistes une liberté de création en leur permettant de s’extraire des logiques du marché.

La culture du squat est source d’inspiration pour nous car elle permet l’expression de valeurs de liberté et d’alternative au capitalisme, avec le souci constant de s’intégrer dans le tissu urbain et social. Clément, jeune photographe talentueux qui nous a permis de visiter les lieux nous a aussi prévenu de l’appétit de grands promoteurs des nuits parisiennes pour des lieux à l’esthétique squat, mais dont l’unique but est de faire du profit.

Les propositions des communistes pour la culture dans le 19e :

  • Mettre en place une politique ambitieuse de préemption et de construction de lieux dédiés à la création (production, répétitions, diffusion, représentations) destinés aux petites et moyennes compagnies de théâtre, musique et danse, professionnelles, mais aussi pour l’exposition et la diffusion du travail des artistes plasticien·ne·s.
  • Généraliser les expériences – dites de « lieux transitoires » – où avant de devenir un projet urbain, un espace peut être investi pour un temps donné à la fois par des artistes, des collectifs d’artistes, des associations favorisant l’accueil, l’éducation populaire, etc., et les habitant·e·s, comme maillon du tissu culturel parisien dans le cadre de réseaux d’éducation populaire.
  • Une structure d’accompagnement des artistes relevant du RSA (20 %) des artistes parisien·ne·s). 50 % de la population du spectacle est à Pôle emploi, qui ne sait pas répondre à leur problématique et encore moins à celle relevant du RSA.
  • Une plateforme de rencontre qui pourrait fournir des services et de l’aide aux artistes, une aide pour trouver les lieux cités plus haut, des endroits où rencontrer leurs confrères/soeurs et/ou des institutionnels susceptibles de s’intéresser à leur travail, des présentations, des subventions possibles pour leurs projets.

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