L’annonce de la fermeture du magasin Leroy Merlin de Rosa-Parks, au printemps 2026, ainsi que de celui de Daumesnil dans le 12ᵉ, est un coup dur pour les salarié·es comme pour les habitantes et habitants des quartiers concernés. Après Castorama il y a quelques mois, c’est une nouvelle décision unilatérale prise par un grand groupe aux profits colossaux, sans considération pour la vie des gens ni pour les territoires.
Alors que Leroy Merlin se présente comme « numéro un du bricolage » en France – plusieurs milliards de chiffre d’affaires, des centaines de millions de dividendes reversés chaque année – la direction choisit de fermer deux grands magasins parisiens jugés « structurellement déficitaires ».
Ce n’est pas acceptable.
L’entreprise l’admet elle-même : ces implantations étaient stratégiques et destinées à « occuper le terrain ». Aujourd’hui, on ferme, on fragilise 271 salarié·es, on déstabilise deux quartiers populaires… et on teste un nouveau modèle commercial sur le dos de Paris.
Les communistes du 19e arrondissement apportent tout leur soutien aux salarié·es, particulièrement à celles et ceux du magasin de Rosa-Parks.
Nous partageons l’inquiétude exprimée par les organisations syndicales, notamment face au risque d’un plan social déguisé, après les départs déjà imposés au siège. La menace évoquée de licenciements disciplinaires en cas de refus de reclassement est indigne d’une entreprise de cette taille. Elle doit être retirée immédiatement.
Nous nous inscrivons pleinement dans la démarche portée par Nicolas Bonnet, adjoint à la Maire de Paris en charge du commerce, qui a exprimé son soutien aux salarié·es, demandé une transparence totale sur les motifs et les chiffres avancés par la direction, et exigé que la Ville soit associée à l’évaluation des impacts urbains et sociaux de ces fermetures (emploi local, services de proximité, vie de quartier).
Les Parisiennes et les Parisiens sont attaché·es à ces magasins d’aménagement, de décoration, de bricolage et de jardinage : ils doivent rester au service des habitants, pas des seuls actionnaires.
La fermeture du magasin Rosa-Parks est aussi une mauvaise nouvelle pour le quartier.Elle affaiblit l’offre commerciale locale, fragilise une zone déjà marquée par la fermeture de Castorama, et renforce ce « sentiment que tout le monde s’en va » exprimé par de nombreux habitants.
Le PCF Paris 19e demande :
- La garantie d’un reclassement réel, choisi et digne pour chaque salarié·e.
- La transparence totale sur la situation économique des magasins concernés.
- L’arrêt de toute pression ou menace disciplinaire sur les salarié·es.
- Une concertation immédiate avec la Ville de Paris et les collectivités pour anticiper les conséquences urbaines et sociales de ces fermetures.
- Un moratoire sur les fermetures de grands magasins dans Paris, le temps d’un bilan social et territorial partagé.
Nous refusons que le 19e arrondissement soit transformé en terrain d’expérimentation commerciale, où les enseignes viennent tester des formats puis repartent en laissant chômage, friches et colère. La ville de Paris, et particulièrement les quartiers populaires du nord-est, ont besoin de services de proximité, d’emplois stables et de commerces durables, pas d’opérations de rationalisation financière.
Nous serons aux côtés des salarié·es, des syndicats, de la Ville et des habitant·es pour défendre leurs droits et l’avenir du quartier.
Hadrien Bortot
Secrétaire de section du PCF Paris 19e
Élu communiste du 19e arrondissement

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