
Prévue ce samedi 27 juin, la fête de la Saint-Jean, qui a lieu chaque année place des Fêtes à l’initiative des communistes du 19e, a été annulée. Cette décision a été prise pour des raisons de bon sens : la canicule a fait de la place une fournaise : organiser la fête et, même, simplement y venir aurait été éprouvant, voire dangereux.
Pourtant, tout était prêt pour un beau moment de partage, de joie, d’amitié, à l’image du 19e qu’on aime : solidaire, populaire, jeune, attentif aux plus fragiles, ouvert aux innovations et à la création, réfractaire au racisme et au mépris de classe des puissants.

On y aurait fêté un anniversaire : 1936-2026, les quatre-vingt-dix ans du Front populaire aux résonnances si actuelles : antifascistes, sociales, démocratiques, pacifiques.

La fête est ainsi victime du fléau de chaleur extrême qui frappe la société tout entière et d’abord les classes populaires, celles et ceux qui sont exposé.e.s aux conditions de travail inhumaines, aux logements en situation d’inconfort thermique, à l’absence d’ilots de fraicheur, aux écoles, collèges, lycées surchauffés.
Aucune fatalité naturelle. Le dérèglement climatique est causé par l’activité humaine. Les préconisations du GIEC, les mesures inscrites dans l’accord de Paris de 2015 peuvent le combattre. Ce sera aussi un des enjeux essentiels des élections de 2027 : changer résolument de politique pour parvenir à la neutralité carbone, comme le propose le Plan climat élaboré par le Parti communiste qu’il soumet au débat, et pour décider de mesures d’adaptation qui respectent la justice sociale.
Nous ne devrons pas permettre à une candidature de la droite macroniste ou post-macroniste de continuer la même politique hypocrite d’inaction climatique sous le couvert de plans « verts » aussitôt publiés aussitôt rangés dans des tiroirs.
Et nous devrons tout faire pour empêcher la prise de pouvoir par le Rassemblement national et ses alliés.
Vendu aux milliardaires, violemment antisocial, autoritariste, raciste, il s’oppose systématiquement par ses votes à l’Assemblée nationale et au Parlement européen à toute mesure écologique. Il se fait ces temps-ci le promoteur des climatiseurs, dont la généralisation accentuerait le réchauffement des villes. Demain, s’il arrivait au pouvoir, la France deviendrait la terre promise des lobbies du pétrole, de l’extractivisme et des énergies polluantes.
Il nous reste beaucoup de travail à faire, ensemble, d’initiatives à prendre, de débats à mener pour que les forces en mouvement pour la transformation sociale, les forces de gauche et écologistes trouvent la meilleure voie afin que, lors de l’élection présidentielle puis des élections législatives de 2027, les exigences populaires puissent l’emporter.
Rendez-vous pour nous rencontrer et en débattre les 11, 12 et 13 septembre à la Fête de l’Humanité. Et à la fête de la Saint-Jean de juin 2027 pour fêter notre victoire partagée !

Lire aussi les communiqués du PCF
[Lien] Canicule : face à l’urgence climatique, l’inaction du pouvoir est criminelle
[Lien] Il faut un plan Marshall pour l’isolation des bâtiments !

Légende
Une du journal l’Humanité, 8 juin 1935, Droits réservés – Mémoires d’Humanité / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis
Photo 1 : Front populaire : ouvriers de l’entreprise Christofle en grève et occupée où sont déployés deux drapeaux monochromes. Saint-Denis (93), Juin 1936, Droits réservés – Mémoires d’Humanité / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis
Photo 2 : Fête de la St Jean 2025, préparation du stand PCF 19 ème, coll. section 19 eme
Photo 3 : Front populaire : les terrassiers en grève en train de danser. S.l., 1936 – Droits réservés – Mémoires d’Humanité / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis





