Auteur/autrice : admin

  • Contre le choc des savoirs, les élu.es du 19e mobilisé.es

    Contre le choc des savoirs, les élu.es du 19e mobilisé.es

    Vœu présenté par Hadrien Bortot pour défendre une école publique émancipatrice, où chaque enfant a sa place sans être mis dans une case, une école où le travail & l’engagement des enseignant.es soient enfin reconnus, une école détachée des logiques du marché.

  • Fête de le Commune !

    Les communistes du 19e arrondissement ont participé à la fête de la Commune sur la place des Fêtes. C’était un beau moment militant, festif et collaboratif.

    Nous continuons à porter l’héritage de la commune et à faire vivre sa mémoire !

    Vive la commune

  • Voeu des élus communiste relatif à l’accès au club France !

    Alors que le compte à rebours des JOP est lancé, les élu.es communistes demandent en conseil d’arrondissement à ce que Paris2024, révise sa politique d’accès au «club France » installé à la Villette et applique une totale gratuité pour tous et toutes!

  • Retour en images sur le 1er Mai

    Retour en images sur le 1er Mai

    Avec 7 points de vente du muguet, les communistes du 19e étaient partout dans l’arrondissement avant de rejoindre la manif parisienne pour ce 1er Mai de combat

  • Gouter politique et revendicatif contre la loi asile et immigration !

    Les communistes du 19e, vous invite à un gouter politique et revendicatif contre la loi asile et immigration à l’occasion de leurs voeux.

    Rdv à 16h00 au 48 Rue Curial le 28 janvier à 16h

  • Présentation de l’ouvrage la résistance dans le 19e arrondissement

    Présentation de l’ouvrage la résistance dans le 19e arrondissement

    La seconde édition de l’ouvrage La résistance dans le 19e arrondissement, tant attendue, est sortie !

    Nous vous proposons de nous retrouver à la section du PCF 19e, le vendredi 8 décembre à 19h, en présence de Pascal Frey, membre du bureau de l’ANACR, qui a largement contribué à ce que cette nouvelle édition voit le jour et qui pourra nous parler de l’ouvrage et de cette nouvelle édition.

    Vous pourrez vous procurer votre exemplaire ce jour là (prix public 28€) et bien entendu, ce sera l’occasion de partager un verre de l’amitié !

    La résistance dans le 19e arrondissement :
    L’association des Anciens Combattants de la Résistance (ANACR-19e) et les éditions Le Temps des Cerises, publient un livre en hommage à la Résistance et aux résistants du 19e arrondissement de Paris. Ce livre évoque les événements qui ont marqué cet arrondissement sous l’occupation allemande et la résistance qui s’y est organisée. Ils publient les biographies de nombreux résistants fusillés, déportés ou survivants. Il raconte leur histoire au travers de témoignages personnels et des familles, d’archives de différents mouvements de résistance, du travail d’historiens et d’auteurs anciens résistants. Les archives du Musée National de la Résistance de Champigny ont aidé à la réalisation de ce livre.

  • Projection du film Annie Colere

    A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la section du PCF 19e organise le 24 novembre à 18h30 la projection du film Annie Colere qui sera suivi d’un débat sur la santé et les femmes.

    Synopsis : L’histoire se déroule en France, en 1974, environ un an avant la loi Veil. Annie est ouvrière, elle travaille dans une usine qui fabrique des matelas. Elle a deux enfants, mais ne souhaite pas en avoir plus. Lorsqu’elle se retrouve involontairement enceinte, elle fait appel au Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC) qui milite pour la légalisation de l’avortement en aidant des femmes à avorter ostensiblement 

  • On se mobilise contre la vie chère et l’inflation

    Les communistes du 19e mobilisé devant l’ensemble des lidl de l’arrondissement contre la vie chère et l’inflation ce week-end, pour faire signer leur pétition.

  • Retraites : le combat continue | Soirée Politique et Festive

    Retraites : le combat continue | Soirée Politique et Festive

    Retrouvons-nous quelques heures après les annonces du conseil constitutionnel pour échanger et construire ensemble les suites du mouvement pour une retraitedigne !

    Les communistes du 19e vous accueillent pour un moment de débat convivial et citoyen autour des luttes en cours.

    Bar militant pour soutenir les caisses de grèves, ateliers pancartes, point sur la mobilisation dans les quartiers du 19e, échange
    autour de la répression du mouvement social, animation musicale et festive !

    Rendez-vous Vendredi 14 Avril 19h00 au 48 Rue Curial 75019 Paris

  • Inauguration de la Place Martine Durlach, discours de Pierre Laurent

    Madame la Maire de Paris, chère Anne Hidalgo,

    Monsieur le Maire du 19ème arrondissement, cher François Dagnaud,

    Mesdames et Messieurs les Maires-adjoints de la ville,

    Cher Bertrand Delanoë,

    Chers Jean-François et Gabriel,

    C’est avec beaucoup d’émotion et une grande fierté que je prends la parole pour honorer la mémoire de Martine Durlach, au nom de la direction nationale du Parti communiste français et des communistes parisiens. Je salue d’ailleurs la présence d’Adrien Tiberti, secrétaire de notre fédération. Fierté de participer avec vous toutes et tous, à inscrire son nom sur cette place, au cœur d’un quartier populaire qu’elle aimait, et qui m’est particulièrement cher.

    Permettez-moi pour commencer une petite remarque personnelle. J’ai foulé cette place depuis toujours. Mes parents habitaient au bout de la rue Fessart, tout près des Buttes-Chaumont. J’allais à l’école rue de Palestine, à la maternelle et juste derrière, ma grand-mère habitait rue Olivier-Métra, en face. J’ai donc toujours traversé cette place. J’habite à deux pas d’ici, je continue de le faire tous les jours. Et savoir que cette place, qui m’est si familière va désormais s’appeler Martine Durlach, me remplit de joie.

    C’est une juste reconnaissance pour cette femme remarquable, cette militante et cette élue toute sa vie au premier rang des combats progressistes, féministes, démocratiques et sociaux. Je remercie la Mairie de Paris d’avoir très vite, après la disparition de Martine, accepté le principe de cette inscription sur cette place. Et je remercie Jean-François et Gabriel de m’avoir demandé d’y prendre la parole aujourd’hui.

    Nous attendions avec impatience cette inauguration. Elle a été un peu reportée, par le Covid ; comme, si je puis dire, un clin d’œil à la maladie d’une manière générale, avec laquelle et contre laquelle Martine a vécu toute sa vie. Mais finalement, le hasard faisant parfois bien les choses, c’est un beau pied-de-nez que d’inaugurer cette place au lendemain de deux énormes mobilisations populaires qui ressemblent tant à ce qui faisait les engagements de Martine.

    En ce moment, le pays tout entier dit non à la réforme des retraites, pour que personne ne se voit privé de deux belles années de retraite. Martine n’a pas pu connaître la retraite. Mais elle a connu dans sa chair la valeur du temps, du temps qui manque pour profiter de la vie. Du temps libre, du temps de l’émancipation, elle qui savait si bien transformer tous les temps de la vie militante en moments de joie, de convivialité, de culture, d’humour, de chansons et d’amour.

    Et puis nous sommes également au lendemain du 8 mars, en ces temps où le mouvement féministe a pris un nouvel essor, une nouvelle jeunesse. Et tout cela aurait vraiment rempli de bonheur Martine, elle qui n’a jamais désespéré d’un monde meilleur et qui a toujours cultivé sa confiance dans les capacités populaires à ouvrir la voie à une société de justice et d’égalité.

    Je vis, comme vous le savez en ce moment, un peu enfermé dans un hémicycle, où je passe quelques jours et quelques nuits – et ce n’est pas fini – pour combattre des ministres et une droite sénatoriale qui, enfermés dans leurs dogmes réactionnaires contre l’immense majorité de notre peuple, tentent de faire reculer nos droits sociaux. Alors, cette inauguration, c’est pour moi en quelque sorte, une petite bouffée d’oxygène. Une bouffée d’oxygène qui nous permet en quelque sorte de respirer l’air de la vraie vie, ce qui manque tant dans l’hémicycle. Celle des souffrances et des espoirs des classes populaires. Et en le faisant, en pensant à Martine et à tous ses combats.

    Martine a adhéré au Parti communiste français en 1970, avec cette génération qui, dans la foulée de mai-juin 68, allait faire du Parti communiste une force motrice et majeure des combats unitaires qui conduirait à nouveau la gauche au pouvoir. Une génération communiste qui a su aussi ouvrir la voie à de nouvelles conceptions communistes, plaçant la démocratie au cœur de tout notre projet. Dégageant notre projet de conceptions dépassées, faisant entrer de plain pied le communisme dans le XXIᵉ siècle.

    Entrée au comité central en 1987, devenue secrétaire de la Fédération de Paris en 1995 et le restera jusqu’en 2001, succédant dans cette fonction à Henri Malberg, qui a lui aussi une place pas très loin d’ici. Membre du bureau national de notre parti pendant de nombreuses années, elle a joué un rôle essentiel pour ancrer la réflexion et l’action communiste dans les nouveaux enjeux contemporains, et sa mémoire nous est pour cela aussi tellement utile aujourd’hui.

    Jeune membre du comité fédéral parisien quand elle en était la première secrétaire, je reste marqué par sa précision, sa créativité, son intelligence des situations politiques, son humanité, sa passion pour le rassemblement, des communistes d’abord, mais des forces progressistes et populaires partout à Paris et dans le pays. Et bien sûr, marqué par sa légendaire bonne humeur, avec laquelle elle conduisait tout son travail politique.

    Martine a été une actrice majeure de la reconquête par la gauche parisienne. Après avoir dirigé la section du Parti communiste du quatrième arrondissement, elle est venue habiter dans le 19ᵉ avec Jean-François en 1980. C’est là qu’elle est devenue conseillère d’arrondissement en 1989, conseillère de Paris en 1995. Elle joua alors un rôle de premier plan pour la construction de la bataille unitaire de la gauche pour reconquérir Paris en 2001, avec Bertrand Delanoë.

    Dans le 19ᵉ, elle a fait ses armes aux côtés de Paul Laurent, permettez-moi de l’évoquer. Et elle en a pris la relève quand il est décédé, trop tôt, en 1990. Je peux témoigner de la confiance que Paul avait en Martine. Il savait qu’elle serait une grande dirigeant communiste, et il ne s’était pas trompé. Il en était d’autant plus heureux qu’il partageait avec Martine un sens de l’humour aiguisé, et cette devise « qu’un communiste triste, est un bien triste communiste ». Nous savions tous que Martine a lutté toute sa vie contre la maladie génétique qui la rongeait. Mais jamais cela n’entamait sa joie de vivre, c’était même son antidote. Et nous étions tellement reconnaissants de nous faire partager ses éclats de rire permanents.

    Martine a consacré sa vie d’élue parisienne à en faire une ville pour tous. Elle a mis autant d’énergie à faire revenir le cinéma au 19ᵉ puisque quand elle est arrivée dans le 19ᵉ, elle a constaté qu’il n’y avait plus un seul cinéma dans cet arrondissement. Tous les cinémas avaient fermé les uns après les autres. Elle a pris la tête d’une bataille mémorable pour le retour du cinéma dans Paris, qui a débouché sur la création des MK2 quai de Seine, et quai de Loire, qui est aujourd’hui un des plus grands lieux du cinéma à Paris.

    Mais elle mettait autant d’énergie à faire revenir le cinéma et la culture qu’à se consacrer à la politique de la ville dans les quartiers populaires. D’abord comme maire adjoint à la politique de la ville aux côtés de Bertrand Delanoë de 2001 à 2008, et ensuite à la tête de la mission sur les jeunes filles dans les quartiers populaires que lui avait confié Bertrand Delanoë quand elle a quitté, trop affaiblie, ses mandats. Ce rapport est d’ailleurs d’une incroyable actualité, en ces temps de revendications sociales et féministes. Jean-François nous rappelait hier dans son rapport, par exemple, la recommandation d’une campagne de vaccination des jeunes filles des quartiers populaires contre le papillomavirus. On voit qu’il y a des gens qui découvrent aujourd’hui l’utilité de cette campagne, Martine la recommandait il y a des années déjà.

    Je pourrais évidemment parler encore très longtemps de Martine. Au moment de terminer ce propos, je ne peux m’empêcher que trotte dans ma tête la voix de Martine qui aimait tant chanter. Je voudrais dire, pour finir, aux habitant·es du 19e arrondissement, qu’ils ont beaucoup de chance et peuvent être très fiers de cette place Martine-Durlach.

    Je vous remercie.

    Seul le prononcé fait foi