Auteur/autrice : pauline

  • Fête de l’Humanité 2026, la section du PCF PARIS 19 E vous attend !

    La Fête de l’Huma a commencé : montage du stand et du bar, les banderoles se tendent, et la section du PCF PARIS 19 eme est presque prête à vous accueillir pour cette nouvelle édition de la Fête de l’Humanité.

    Le stand sera avenue Gisèle Halimi, à deux pas de la grande scène, avec l’ensemble des stands parisiens.

    Animation politique

    Cette année, le stand du PCF Paris 19 ème a comme fil rouge l’antifascisme et les résistances à l’extrême droite

    Comment, dans cette année décisive, pouvait-il en être autrement ?

    La section a donc le plaisir d’accueillir les camarades du collectif Antifas Paris 19 ème, qui tiendront une table sur le stand (samedi et dimanche13 h à 18 h)

     We resist ! les résistances aux Etats-Unis, c’est la thématique choisie par la section cette année.

    (mail écrit en écoutant la magnifique chanson [lien] Streets of Minneapolis de Bruce Springsteen)

    Samedi 12 septembre, 15 heures

    Echanges & débats, animée par notre camarade Hadrien Bortot, adjoint à la culture Paris 19 ème 

    En présence de Jim Cohen, professeur émérite à la Sorbonne Nouvelle, spécialiste des États-Unis

    Sur les murs : expositions

    Exposition de la section sur les résistances populaires au gouvernement de Trump 

    Exposition de Clément Duquenne

     Sur notre table politique : librairie militante à prix libre 

    On chantera, on dansera

    Cette année, notre camarade DJ GO passe le relais et le micro à deux artistes Drag king & queen, Coeur d’Artychaud et Cend0rine !!! qui revisiteront le traditionnel karakoé du 19 eme, La Barricade chantante, précédé d’un Blind Test

    Vendredi 11 septembre Blind Test x KaraoDrag 

    animé par Coeur d’Artychaud @coeur.d.artychaud et Cend0rine  @cend0rine

    du collectif Contrebande Anti Fasciste (@caf.drag) • Photos et vidéos Instagram  )

    De 20h à 22hEnsuite, de 22 h à (assez) tard: la soirée continue sur le stand !

    Bar et cuisine

    Comme chaque année, vous y retrouverez :

    Derrière notre bar du 19 ème, vous attendent entre autres la bière des Caves de Beauchamp et le planteur de la section.

    Cette année 2026 voit aussi le retour (triomphal) du Rhum (arrangé) de Robert

    Fabrice et son équipe nous régaleront de son célébrissime chili sin carne et de pop corn [reste du menu en cours de réflexion selon météo]

    Dans la joie de nous retrouver sur la Fête et sur le stand !

  • Fête de l’Humanité 2026 : dernières ventes militantes

    Il est encore temps d’acheter son bon de soutien pour la Fête de l’Humanité 2026 !!

    Deux derniers points de ventes du PCF 19 ème sont prévus pour cette semaine d’avant la Fête ainsi que sur nos réseaux.

    Points de vente Vignette

    🗓️Mercredi 9 septembre📍 Métro Jourdain 18 h à 19 h

     
    🗓️Mercredi 9 septembre📍 Permanence au local de la section48 rue CURIAL, 75019 Paris, Métro Crimée

    🕔 17 h 30 à 19 H


    45 € pour les 3 jours, chèques (Fonds de dotation – l’humanité en partage) ou espèce uniquement, pas de CB.

    RAPPEL : pensez à activer vos bons de soutiens sur ce lien Fête de l’Humanité – Invitations  avant jeudi soir 23h59  !

    Aucun remboursement ne sera possible en cas de bon de soutien non activé.

    La programmation officielle !

    Tout est sur le site de la Fête :

    Concerts

    Débats & conférences

    Événements

  • Fête de l’Humanité – dernières ventes militantes dans le 19 ème

    A l’approche de la fête de l’Huma 2026 les 11, 12 et 13 septembre, il reste encore quelques bons de soutiens à tarif militant disponibles.

    3 points de ventes du PCF 19 EME sont prévu ces prochains jours

    🗓️Mardi 8 septembre

    📍 devant Monoprix/Action

    🕔 18 h à 19h [modification : initialement prévu de 17 h à 19 h, nos camarades seront en mobilisation devant le ministère des finances, le point de vente aura lieu seulement de 18 h à 19 h]

    🗓️Mercredi 9 septembre

    📍 Local de la section du Parti communiste 19 eme

    48 rue CURIAL, 75019 Paris, Métro Crimée

    🕔 17 h 30 à 19 H

    🗓️Mercredi 9 septembre

    📍 Métro Jourdain (devant l’église)

    🕔 18 h à 19h

    Paiement : 45 euros, chèques (Fond de dotation, l’Humanité en partage) et espèces uniquement (idéalement avec l’appoint)

    RAPPEL : il faut activer son bon de soutien avant le jeudi 10 septembre 23h59 !

    Programmation de la fête :

    2L • AÏTA MON AMOUR • ARØNE • ARTHUR FU BANDINI • BELARIA • CHIPPY NON STOP • DANYL • EBONY • ETIENNE DE CRÉCY • GAUVAIN SERS • HOUDI • INO CASABLANCA • JOSMAN • KERY JAMES • KIDDY SMILE • KNEECAP • KUTU • LB AKA LABAT • LOUANE • MARCUS GAD • MAUREEN • MONA GUBA • NAZA • OUMOU SANGARÉ • OXMO PUCCINO • PERCEVAL • RORI • SAM SAUVAGE SOPRANO • SUPERBUS • THE AVENER • THE LIMIÑANAS • THÉA • TRINIX • UB40 • VEL • LES WAMPAS • YURI BUENAVENTURA • ZOUFRIS MARACAS

    Et surtout, passez nous voir sur le stand du 19 eme à partir de vendredi 14 h (avenue Gisèle Halimi).

    Stand en cours de montage ce samedi 5 septembre !

  • [commémorations] 82 ans, 25 août

    82 ans, 25 août. Paris se souvient. Le 19eme se souvient … Et Paris n’oublie pas.

    Trois temps forts aujourd’hui, dans le 19ᵉ avec tous les camarades élue.s puis au cœur de Paris, pour célébrer le 82ᵉ anniversaire de la Libération de Paris.

    Trois moments de mémoire et d’émotion, comme élue du 19ᵉ et conseillère de Paris, pour rendre hommage à celles et ceux qui ont résisté, combattu, parfois jusqu’au sacrifice de leur vie.

    Des femmes et des hommes, résistantes et résistants, syndicalistes, parisiennes et parisiens, combattants venus d’ici et d’ailleurs, ont refusé de se soumettre. Grâce à leur courage, le fascisme n’est pas passé. Paris s’est libéré.

    Et je pense particulièrement à Madeleine Riffaud, résistante communiste, qui n’avait que 20 ans lors de la Libération de Paris. Son courage, son engagement et son refus de l’inacceptable résonnent encore aujourd’hui : résister n’était pas pour elle un mot, mais un acte.

    Se souvenir, commémorer, c’est aussi regarder le présent. À l’heure où l’extrême droite banalise ses idées, attise les haines et les divisions et cherche à conquérir toujours davantage de pouvoir, nous sommes comptables de cet héritage.

    Nous leur devons plus que des gerbes et des discours : nous leur devons de continuer le combat.

    Contre le racisme, l’antisémitisme, toutes les discriminations, contre le fascisme et l’extrême droite.

    Pour la liberté, l’égalité, la solidarité et la fraternité. Ils et elles ont résisté hier.

    À nous d’être à la hauteur aujourd’hui.

    Autrice : Gwenaëlle AUSTIN,
    Conseillère de Paris – Conseillère d’arrondissement déléguée chargée de l’accès au droit et des relations avec les foyers de travailleurs migrants, groupe communiste

    Photographies : Sonia MASSON

  • C’était un 23 août

    Il est des lectures qui vous marquent à jamais, car elles s’imposent comme une rencontre.

    Elle s’appelait Madeleine. 

    Ce 23 août 1944, elle a tout juste 20 ans, un anniversaire qui aurait dû avoir le goût de l’insouciance et non celui de la Résistance.

    De sa jeunesse pendant l’Occupation, elle a déjà tout vécu, et surtout l’indicible, avec le vrai courage que celles et ceux que l’Histoire est venue chercher, ces femmes et ces hommes pour qui se résigner était impensable.

    Ce 23 août 1944, jour de ses 20 ans, Madeleine Riffaud neutralise un convoi allemand avec l’aide de quelques compagnons, sur la Petite ceinture, entre la gare des Buttes Chaumont et celle de Ménilmontant.

    Après une vie de luttes, d’engagements, Madeleine Riffaud, résistante, journaliste, poétesse, s’éteint à 100 ans, le 6 novembre 2024, un an avant qu’une place ne lui soit dédiée, près des arbres centenaires du parc des Buttes Chaumont.

    Une place où son nom demeure, pour toujours se souvenir.

    Aujourd’hui Madeleine Riffaud vit, dans l’Histoire, dans nos mémoires militantes, elle vit au travers des pages de la magnifique bande dessinée en 4 tomes dont elle est l’une des autrices*, dans les rues du 19 ème, et de Paris que son courage a permis de libérer, avec tant d’autres. 

    Au travers de ces pages, parfois insoutenables, nous y lisons l’Histoire, celle dont nous ne voulons plus, et celle qui revient, sous d’autres visages à peine masqués, et que nous n’osons pas encore voir.

    Nous y lisons aussi l’espoir, l’amour des mots, de la poésie et de l’engagement qui l’a habité, l’humanité qu’elle a gardé, toute sa vie.

    Elle s’appelle Madeleine Riffaud.

    Dans ses combats, dans le Paris d’août 1944, elle n’était pas seule.

    Un hommage sera rendu dans le 19 ème arrondissements à ses compagnons de luttes, ce mardi 25 août, ainsi qu’au groupe Guy Moquet.

    _____

    Mardi 25 août 2026, une date, deux rendez-vous :

    Commémoration du 82 ème anniversaire de la Libération de Paris

    • Arbre Libération – Victoire, Place de la Bataille de Stalingrad, 10 h

    La commémoration sera suivie du dévoilement de la plaque en mémoire des résistants FTP Compagnie Saint Just (les compagnons de Madeleine Riffaud)et du Groupe Guy Môquet

    • la plaque sera sur la façade 1 rue André Dubois (angle avenue de Laumière), 10h45

    Cela fait suite à un voeu du groupe Communistes de Paris, des élu.e.s communistes du 19 ème et de Paris y assisteront.

    Notre présence, pour celles et ceux qui le peuvent, y est très importante.

    Pauline, pour la section PCF 19 eme

    ________________________

    (*) Madeleine, Résistante, T1 à 4, Madeleine RIFFAUD, Jean-David MORVAN, Dominique BERTAIL

  • Fête de l’Humanité – vente militante dans le 19 ème

    La Fête de l’Humanité revient les 11, 12 et 13 septembre 2026 (Essonne).

    A l’approche de la fête de l’Huma 2026, les communistes du 19 ème se mobilisent pour la vente du bon de soutien (entrée pour les 3 jours au tarif militant : 45 €)

    Retrouvez nos prochains points de vente, au local de la section du PCF 19 ème et dans plusieurs quartiers du 19 ème

    🗓️ Mardi 25 août

    📍au métro Jourdain

    🕕 De 18 h à 19 h

    🗓️ Mercredi 26 août,

    📍 48 rue Curial, 75019 (M° Crimée)

    🕠 17 h30 à 19 h environ

    🗓️ Vendredi 28 août, grande vente hors les murs organisée par la cellule de Place des Fêtes

    🕠 17 h30 à 19 h environ

    📍La table de vente sera à la sortie 1, sur la place des fêtes

    🗓️Samedi 29 août, nos camarades de Secrétan font leur rentrée. Au programme : point de vente huma et vente de vignette

    🕚 11h à 12h30 environ

    🗓️Mercredi 2 septembre

    📍 Marché Villette, carrefour rue de l’Atlas/ bd de la Villette, devant le café Cherie

    🕚 11 h à 12h

    🗓️Mercredi 2 septembre, on ne lâche rien, pour l’une des dernières permanence au local !

    📍 48 rue Curial

    🕠 17h30 à 19h

    🗓️Mardi 8 septembre

    📍 devant Monoprix/Action.

    🕔 17h à 19h

    Pour rappel, chèques et espèces uniquement (idéalement avec l’appoint)

    Programmation :

    2L • AÏTA MON AMOUR • ARØNE • ARTHUR FU BANDINI • BELARIA • CHIPPY NON STOP • DANYL • EBONY • ETIENNE DE CRÉCY • GAUVAIN SERS • HOUDI • INO CASABLANCA • JOSMAN • KERY JAMES • KIDDY SMILE • KNEECAP • KUTU • LB AKA LABAT • LOUANE • MARCUS GAD • MAUREEN • MONA GUBA • NAZA • OUMOU SANGARÉ • OXMO PUCCINO • PERCEVAL • RORI • SAM SAUVAGE SOPRANO • SUPERBUS • THE AVENER • THE LIMIÑANAS • THÉA • TRINIX • UB40 • VEL • LES WAMPAS • YURI BUENAVENTURA • ZOUFRIS MARACAS

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  • # Cent jours d’action pour la culture dans le 19e

    Les cent premiers jours de la délégation à la culture ont permis d’engager un travail de terrain auprès des équipements, des associations, des artistes et des collectifs qui font vivre le 19e arrondissement.

    De nombreux acteurs culturels ont été rencontrés afin de mieux identifier leurs besoins, de faciliter les mises en relation, de rechercher des lieux, des partenaires ou des financements et d’accompagner concrètement leurs projets. Ce travail s’est également traduit par une participation active à la commission culture, au Fonds d’animation locale consacré à la culture et à la commission d’aide aux vacances. Ces instances permettent de soutenir de nombreuses initiatives culturelles, éducatives, sociales et citoyennes dans les différents quartiers de l’arrondissement.

    Une attention particulière a été portée aux bibliothèques, services publics essentiels de proximité. La fermeture prolongée de la bibliothèque Claude-Lévi-Strauss, les difficultés rencontrées à la médiathèque James-Baldwin et le droit de retrait exercé par les agents de la bibliothèque Hergé ont donné lieu à plusieurs interventions. La priorité reste de garantir la sécurité des personnels, la continuité du service public et l’accès de toutes et tous à ces équipements gratuits et indispensables à la vie des quartiers.

    Le soutien à la création locale constitue un autre axe important. Les échanges engagés avec les artistes, les associations, les équipes des équipements culturels et les organisateurs de manifestations, comme le Festival Paris l’été, visent à mieux inscrire les projets dans le territoire et à renforcer leurs liens avec les habitants, les écoles et les structures locales.

    Le travail engagé porte également sur la mémoire populaire et le patrimoine du 19e. La préservation de l’histoire industrielle du site Emsalem, la rédaction de la plaque consacrée aux studios des Buttes-Chaumont et la valorisation de l’ancien hôpital Claude-Bernard illustrent cette volonté. Le patrimoine de l’arrondissement doit reconnaître les œuvres, mais aussi les techniciens, les ouvriers, les personnels, les soignants et toutes celles et tous ceux qui ont construit son histoire.

    Ces cent premiers jours ont enfin été marqués par des interventions dépassant le seul champ culturel. La défense des écoles menacées par des fermetures de classes, la lutte contre les inégalités face à la canicule, l’ouverture de lieux frais et l’amélioration de l’accès aux espaces publics participent d’une même ambition : défendre les services publics, rendre la ville plus vivable et garantir l’égalité entre les quartiers.

    La prochaine étape sera de construire une véritable démocratie culturelle au plus près du territoire.

    Cela suppose d’associer davantage les habitantes et les habitants, les artistes, les associations, les équipements et les agents à la définition des priorités culturelles de l’arrondissement. L’objectif est de partir des pratiques, des besoins et des initiatives de chaque quartier pour construire une politique culturelle plus participative, plus accessible et mieux ancrée dans la vie quotidienne du 19e.

    Auteur : Hadrien BORTOT, adjoint au Maire du 19ème chargé de la culture – groupe Communistes du 19 ème

  • Mégafeux, la fin d’un monde

    Depuis une semaine, je regarde les images des mégafeux.

    Des forêts qui disparaissent.

    Des villages évacués.

    Des pompiers qui risquent leur vie.

    Et je ressens un mélange de colère et d’impuissance.

    Je pense aussi à ma fille. Je me demande dans quel monde elle grandira.

    Est-ce que, dans vingt ans, l’été sera devenu la saison où l’on compte les hectares brûlés, les maisons perdues et les morts ?

    Est-ce qu’elle trouvera normal de vivre avec des canicules à 45°C, des restrictions d’eau permanentes et des paysages dévastés ?

    Est-ce qu’un Paris à 50°C sera devenu une simple information dans le journal du soir ?

    On nous explique qu’il faut trier nos déchets. Acheter une voiture électrique. Changer nos ampoules. Consommer « responsable ».

    Comme si le problème était d’abord celui de nos comportements individuels.

    C’est faux.

    Les mégafeux ne sont pas une catastrophe naturelle.

    Ils sont une catastrophe politique.

    Le réchauffement climatique n’est pas un accident.

    C’est la conséquence directe d’un système économique fondé sur une idée simple : produire toujours plus, extraire toujours plus, vendre toujours plus, quel qu’en soit le coût humain, social ou écologique.

    Et pourtant, à chaque catastrophe, les mêmes responsables versent les mêmes larmes de crocodile.

    Ils remercient les pompiers.

    Promettent des plans d’adaptation.

    Parlent de résilience.

    Annoncent quelques milliards pour réparer demain ce qu’ils continuent à détruire aujourd’hui.

    Ils refusent toujours de s’attaquer à la racine du problème.

    Parce que remettre en cause le système, ce serait remettre en cause les intérêts de ceux qu’ils servent.

    Et pendant que les plus puissants trouveront toujours un refuge, une résidence plus fraîche ou les moyens de partir, ce sont les plus fragiles qui paieront le prix.

    Les enfants.

    Les personnes âgées.

    Les travailleurs exposés.

    Les habitants des logements mal isolés.

    Celles et ceux qui n’ont pas les moyens de fuir.

    Comme toujours, les catastrophes climatiques aggravent les inégalités sociales.

    Le capitalisme vert est mort-né.

    On ne résout pas une crise provoquée par la recherche infinie du profit sans remettre en cause cette logique elle-même.

    Un système fondé sur l’accumulation, la concurrence et la croissance permanente ne peut pas devenir durable.

    Il ne fait que déplacer les destructions.

    Nouvelles pollutions.

    Nouvelles inégalités.

    Nouveaux sacrifices.

    Le problème n’est pas la couleur du capitalisme.

    Le problème, c’est le capitalisme lui-même.

    À mesure que les catastrophes climatiques se multiplient, les théories de l’effondrement paraissent de moins en moins relever de la fiction.

    Face à cette perspective, deux réponses s’affrontent.

    La première est individuelle.

    Se protéger.

    Acheter une climatisation.

    Quitter les grandes villes.

    Construire des refuges.

    Espérer faire partie de ceux qui pourront tenir un peu plus longtemps.

    L’autre est collective.

    Reprendre le contrôle de ce que nous produisons, de ce que nous consommons et de ce que nous décidons démocratiquement.

    Rompre avec la logique du profit qui détruit les conditions mêmes de la vie.

    Choisir la solidarité plutôt que la survie.

    Je refuse que ma fille grandisse avec cette éco-anxiété qui devient la norme pour toute une génération.

    Je refuse qu’on lui apprenne qu’il n’y a pas d’alternative.

    Qu’il faudrait simplement apprendre à vivre dans un monde qui brûle.

    Non.

    L’histoire n’est pas écrite.

    Les sociétés ont déjà renversé des systèmes qui semblaient éternels.

    Le nôtre ne fait pas exception.

    Il ne s’agit plus de corriger les excès du système.

    Il ne s’agit plus de le moraliser.

    Il s’agit de le dépasser.

    Parce que continuer comme aujourd’hui, ce n’est pas choisir le réalisme.

    C’est choisir la catastrophe.

    Les mégafeux ne sont pas la fin du monde.

    Ils sont l’annonce de la fin d’un monde.

    À nous de choisir lequel naîtra après lui.

    Auteur : Hadrien Bortot

  • Mes cent premiers jours : pour une gauche qui agit, au Conseil de Paris comme sur le terrain


    Article de Gwenaëlle Austin

    Gwenaëlle Austin est conseillère de Paris, et conseillère d’arrondissement (19 ème)déléguée chargée de l’accès au droit et des relations avec les foyers de travailleurs migrants

    Cent jours déjà au Conseil de Paris et comme co-présidente du Groupe Communiste et Citoyen et conseillère dans le 19ᵉ arrondissement. Cent jours qui confortent mes convictions : un mandat n’a de sens que s’il est utile.

    Être élue, c’est porter une voix dans l’hémicycle, mais aussi être présente aux côtés de celles et ceux qui luttent et refusent que leurs droits reculent.

    Au Conseil de Paris, j’ai défendu et défendrai toujours une même boussole : la justice sociale. Droit au logement, hébergement d’urgence, accès aux droits, centres sociaux, droits des femmes, quartiers populaires, personnes en situation de handicap, soutien aux associations, transports accessibles… 

    Derrière chaque intervention, le choix d’une ville qui protège, notamment lorsque l’État se désengage.

    Mais ces combats se mènent aussi sur le terrain. 

    Aux côtés des salarié·es du Samu social en grève, des associations et des familles contraintes de dormir sur le parvis du 115, nous dénonçons une honte absolue : laisser des bébés, des femmes enceintes et des enfants passer leurs nuits dehors, en pleine canicule. Nous nous sommes mobilisés contre la fermeture du centre d’hébergement GL Events et avons soutenu les salarié·es de la Fondation Croix Saint-Simon comme celles et ceux de Biocoop.

    Dans le 19ᵉ, mon mandat prend aussi la forme d’un travail patient et concret. Une médiation engagée avec un bailleur a permis d’éviter l’expulsion de deux résidents très âgés d’un foyer de travailleurs migrants.

    La reprise des conseils de concertation dans les résidences sociales est également essentielle : Chaque résidente et chaque résident doit pouvoir avoir voix au chapitre car la démocratie participative ne doit pas être un slogan.

    J’ai aussi relancé les coordinations d’accès aux droits avec un premier engagement de plus de «aller-vers». Communiste et féministe, j’ai évidemment tenu à être aux côtés des associations qui accompagnent les victimes en soutenant la mobilisation pour une loi intégrale contre les violences sexuelles. Face au backlash réactionnaire, aux discours masculinistes et à la progression de l’extrême droite, nous ne céderons rien.

    Ces premiers mois resteront aussi marqués par une profonde émotion : lors du vote de la citoyenneté d’honneur de Paris aux civils et journalistes palestiniens, comme lors de la rencontre avec de jeunes footballeurs venus des camps de réfugiés. Être aux côtés de celles et ceux qui appellent à la paix et à l’autonomie du peuple palestinien doit être un engagement au quotidien; 

    Enfin, j’ai eu l’honneur d’être élue présidente de l’ADIL 75. Dans une période où la crise du logement frappe toujours plus durement, cette responsabilité me permettra d’agir pour l’accès aux droits, la prévention des expulsions et un logement digne pour toutes et tous.

    Ces cent premiers jours ne sont qu’un début. Je continuerai, avec mes camarades communistes, à porter une voix exigeante, populaire et profondément humaine, une voix communiste. 

    Autrice : Gwenaëlle Austin

  • Polémique autour de Barbara Butch : ne nous trompons pas de combats

    Article de notre camarade Hadrien BORTOT, membre de la section PCF du 19 eme et adjoint au maire du 19 eme à la Culture

    J’ai mis du temps à réagir à la polémique autour de Barbara Butch. J’ai mis du temps parce que cette affaire me met profondément mal à l’aise. La lutte contre l’antisémitisme est un élément fondateur de mon engagement militant et politique. La défense de la liberté de création et de la liberté artistique est tout aussi essentielle dans les responsabilités qui sont aujourd’hui les miennes.

    Barbara Butch est par ailleurs profondément liée au 19e arrondissement. C’est ici qu’elle s’est fait connaître, en mixant au Rosa Bonheur, un lieu qui a longtemps incarné une culture populaire, festive, progressiste et ouverte.

    Tout le monde ou presque condamne la méthode : interrompre physiquement un concert n’est pas acceptable. Mais, à mes yeux, le problème principal est ailleurs. Il est dans la cible choisie.

    Beaucoup font aujourd’hui comme si Barbara Butch représentait, d’une manière ou d’une autre, le gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou ou la politique menée à Gaza. C’est faux. C’est une erreur politique.

    Il y a moins d’un an, à l’initiative de Ian Brossat , des élus parisiens de gauche de sensibilités diverses, dont je faisais partie, avaient demandé l’annulation du concert de Disturbed. Pourquoi ? Parce que son chanteur, David Draiman, revendiquait explicitement son soutien au gouvernement israélien et était allé jusqu’à signer un obus destiné à Gaza. Nous étions alors face à un soutien politique assumé.

    Personne n’est pourtant allé interrompre physiquement ce concert.

    Comparer cette situation à celle de Barbara Butch n’a pas de sens. Barbara Butch ne revendique pas le soutien à un gouvernement. Elle revendique son identité, ses combats, son parcours. Parmi les composantes de cette identité, il y a sa judéité. Comme beaucoup d’artistes, son histoire personnelle nourrit son travail de création.

    Je crois aussi qu’il faut rappeler à toutes et à tous combien le débat est difficile et complexe sur le sionisme . D’autant plus difficile que les mots eux-mêmes recouvrent des réalités très différentes. L’antisionisme n’est pas une position politique homogène. Pour certains, dont je ne fais pas partie, il signifie le refus de l’existence même d’un État d’Israël. Pour d’autres, il désigne avant tout la critique du projet sioniste tel qu’il s’est historiquement construit ou de la politique menée par les gouvernements israéliens.

    De la même manière, se dire sioniste ne signifie pas nécessairement soutenir Benyamin Netanyahou, la colonisation ou la guerre menée à Gaza. Beaucoup de citoyens israéliens, de militants de la paix et de démocrates revendiquent un attachement à l’existence de l’État d’Israël aux côtés d’un état de Palestine libre et souverain. Réduire ces mots à des catégories absolues empêche de comprendre la réalité et nourrit davantage les fractures qu’il ne fait avancer le débat.

    Barbara Butch a sans doute commis des maladresses. Elle l’a d’ailleurs reconnu elle-même. Comme tout artiste, comme tout être humain, elle peut se tromper.

    Mais ce qui me dérange profondément, c’est cette exigence implicite selon laquelle un artiste juif devrait être irréprochable sur le conflit israélo-palestinien, devoir rendre des comptes en permanence, être sommé de prendre position de la bonne manière.

    Demande-t-on la même chose aux autres artistes ? Exige-t-on d’eux qu’ils se prononcent sur chaque conflit international avant de pouvoir monter sur scène ? Évidemment non.

    Ce mécanisme est dangereux. Il me rappelle celui de l’extrême droite qui exige, après chaque attentat islamiste, que les artistes ou les personnalités supposées musulmanes se désolidarisent publiquement sous peine d’être considérées comme complices.

    Nous avons toujours combattu cette logique parce qu’elle consiste à assigner des individus à leur origine, à leur religion réelle ou supposée, et à leur faire porter une responsabilité collective.

    Nous ne devrions pas l’accepter aujourd’hui sous prétexte que le contexte est différent.

    La tragédie de Gaza exige de la clarté politique, de la fermeté contre le gouvernement de Benyamin Netanyahou et contre les crimes commis. Mais elle exige aussi de savoir désigner les véritables responsables. À force de choisir les mauvaises cibles, nous fracturons le camp progressiste et nous affaiblissons le combat pour la paix, la justice et les droits des peuples israélien et palestinien.

    Auteur : Hadrien Bortot