Auteur/autrice : pauline

  • C’était un 23 août

    Il est des lectures qui vous marquent à jamais, car elles s’imposent comme une rencontre.

    Elle s’appelait Madeleine. 

    Ce 23 août 1944, elle a tout juste 20 ans, un anniversaire qui aurait dû avoir le goût de l’insouciance et non celui de la Résistance.

    De sa jeunesse pendant l’Occupation, elle a déjà tout vécu, et surtout l’indicible, avec le vrai courage que celles et ceux que l’Histoire est venue chercher, ces femmes et ces hommes pour qui se résigner était impensable.

    Ce 23 août 1944, jour de ses 20 ans, Madeleine Riffaud neutralise un convoi allemand avec l’aide de quelques compagnons, sur la Petite ceinture, entre la gare des Buttes Chaumont et celle de Ménilmontant.

    Après une vie de luttes, d’engagements, Madeleine Riffaud, résistante, journaliste, poétesse, s’éteint à 100 ans, le 6 novembre 2024, un an avant qu’une place ne lui soit dédiée, près des arbres centenaires du parc des Buttes Chaumont.

    Une place où son nom demeure, pour toujours se souvenir.

    Aujourd’hui Madeleine Riffaud vit, dans l’Histoire, dans nos mémoires militantes, elle vit au travers des pages de la magnifique bande dessinée en 4 tomes dont elle est l’une des autrices*, dans les rues du 19 ème, et de Paris que son courage a permis de libérer, avec tant d’autres. 

    Au travers de ces pages, parfois insoutenables, nous y lisons l’Histoire, celle dont nous ne voulons plus, et celle qui revient, sous d’autres visages à peine masqués, et que nous n’osons pas encore voir.

    Nous y lisons aussi l’espoir, l’amour des mots, de la poésie et de l’engagement qui l’a habité, l’humanité qu’elle a gardé, toute sa vie.

    Elle s’appelle Madeleine Riffaud.

    Dans ses combats, dans le Paris d’août 1944, elle n’était pas seule.

    Un hommage sera rendu dans le 19 ème arrondissements à ses compagnons de luttes, ce mardi 25 août, ainsi qu’au groupe Guy Moquet.

    _____

    Mardi 25 août 2026, une date, deux rendez-vous :

    Commémoration du 82 ème anniversaire de la Libération de Paris

    • Arbre Libération – Victoire, Place de la Bataille de Stalingrad, 10 h

    La commémoration sera suivie du dévoilement de la plaque en mémoire des résistants FTP Compagnie Saint Just (les compagnons de Madeleine Riffaud)et du Groupe Guy Môquet

    • la plaque sera sur la façade 1 rue André Dubois (angle avenue de Laumière), 10h45

    Cela fait suite à un voeu du groupe Communistes de Paris, des élu.e.s communistes du 19 ème et de Paris y assisteront.

    Notre présence, pour celles et ceux qui le peuvent, y est très importante.

    (*) Madeleine, Résistante, T1 à 4, Madeleine RIFFAUD, Jean-David MORVAN, Dominique BERTAIL

  • Fête de l’Humanité – vente militante dans le 19 ème

    La Fête de l’Humanité revient les 11, 12 et 13 septembre 2026 (Essonne).

    A l’approche de la fête de l’Huma 2026, les communistes du 19 ème se mobilisent pour la vente du bon de soutien (entrée pour les 3 jours au tarif militant : 45 €)

    Retrouvez nos prochains points de vente, au local de la section du PCF 19 ème et dans plusieurs quartiers du 19 ème

    🗓️ Mardi 25 août

    📍au métro Jourdain

    🕕 De 18 h à 19 h

    🗓️ Mercredi 26 août,

    📍 48 rue Curial, 75019 (M° Crimée)

    🕠 17 h30 à 19 h environ

    🗓️ Vendredi 28 août, grande vente hors les murs organisée par la cellule de Place des Fêtes

    🕠 17 h30 à 19 h environ

    📍La table de vente sera à la sortie 1, sur la place des fêtes

    🗓️Samedi 29 août, nos camarades de Secrétan font leur rentrée. Au programme : point de vente huma et vente de vignette

    🕚 11h à 12h30 environ

    🗓️Mercredi 2 septembre

    📍 Marché Villette, carrefour rue de l’Atlas/ bd de la Villette, devant le café Cherie

    🕚 11 h à 12h

    🗓️Mercredi 2 septembre, on ne lâche rien, pour l’une des dernières permanence au local !

    📍 48 rue Curial

    🕠 17h30 à 19h

    🗓️Mardi 8 septembre

    📍 devant Monoprix/Action.

    🕔 17h à 19h

    Pour rappel, chèques et espèces uniquement (idéalement avec l’appoint)

    Programmation :

    2L • AÏTA MON AMOUR • ARØNE • ARTHUR FU BANDINI • BELARIA • CHIPPY NON STOP • DANYL • EBONY • ETIENNE DE CRÉCY • GAUVAIN SERS • HOUDI • INO CASABLANCA • JOSMAN • KERY JAMES • KIDDY SMILE • KNEECAP • KUTU • LB AKA LABAT • LOUANE • MARCUS GAD • MAUREEN • MONA GUBA • NAZA • OUMOU SANGARÉ • OXMO PUCCINO • PERCEVAL • RORI • SAM SAUVAGE SOPRANO • SUPERBUS • THE AVENER • THE LIMIÑANAS • THÉA • TRINIX • UB40 • VEL • LES WAMPAS • YURI BUENAVENTURA • ZOUFRIS MARACAS

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  • Mégafeux, la fin d’un monde

    Depuis une semaine, je regarde les images des mégafeux.

    Des forêts qui disparaissent.

    Des villages évacués.

    Des pompiers qui risquent leur vie.

    Et je ressens un mélange de colère et d’impuissance.

    Je pense aussi à ma fille. Je me demande dans quel monde elle grandira.

    Est-ce que, dans vingt ans, l’été sera devenu la saison où l’on compte les hectares brûlés, les maisons perdues et les morts ?

    Est-ce qu’elle trouvera normal de vivre avec des canicules à 45°C, des restrictions d’eau permanentes et des paysages dévastés ?

    Est-ce qu’un Paris à 50°C sera devenu une simple information dans le journal du soir ?

    On nous explique qu’il faut trier nos déchets. Acheter une voiture électrique. Changer nos ampoules. Consommer « responsable ».

    Comme si le problème était d’abord celui de nos comportements individuels.

    C’est faux.

    Les mégafeux ne sont pas une catastrophe naturelle.

    Ils sont une catastrophe politique.

    Le réchauffement climatique n’est pas un accident.

    C’est la conséquence directe d’un système économique fondé sur une idée simple : produire toujours plus, extraire toujours plus, vendre toujours plus, quel qu’en soit le coût humain, social ou écologique.

    Et pourtant, à chaque catastrophe, les mêmes responsables versent les mêmes larmes de crocodile.

    Ils remercient les pompiers.

    Promettent des plans d’adaptation.

    Parlent de résilience.

    Annoncent quelques milliards pour réparer demain ce qu’ils continuent à détruire aujourd’hui.

    Ils refusent toujours de s’attaquer à la racine du problème.

    Parce que remettre en cause le système, ce serait remettre en cause les intérêts de ceux qu’ils servent.

    Et pendant que les plus puissants trouveront toujours un refuge, une résidence plus fraîche ou les moyens de partir, ce sont les plus fragiles qui paieront le prix.

    Les enfants.

    Les personnes âgées.

    Les travailleurs exposés.

    Les habitants des logements mal isolés.

    Celles et ceux qui n’ont pas les moyens de fuir.

    Comme toujours, les catastrophes climatiques aggravent les inégalités sociales.

    Le capitalisme vert est mort-né.

    On ne résout pas une crise provoquée par la recherche infinie du profit sans remettre en cause cette logique elle-même.

    Un système fondé sur l’accumulation, la concurrence et la croissance permanente ne peut pas devenir durable.

    Il ne fait que déplacer les destructions.

    Nouvelles pollutions.

    Nouvelles inégalités.

    Nouveaux sacrifices.

    Le problème n’est pas la couleur du capitalisme.

    Le problème, c’est le capitalisme lui-même.

    À mesure que les catastrophes climatiques se multiplient, les théories de l’effondrement paraissent de moins en moins relever de la fiction.

    Face à cette perspective, deux réponses s’affrontent.

    La première est individuelle.

    Se protéger.

    Acheter une climatisation.

    Quitter les grandes villes.

    Construire des refuges.

    Espérer faire partie de ceux qui pourront tenir un peu plus longtemps.

    L’autre est collective.

    Reprendre le contrôle de ce que nous produisons, de ce que nous consommons et de ce que nous décidons démocratiquement.

    Rompre avec la logique du profit qui détruit les conditions mêmes de la vie.

    Choisir la solidarité plutôt que la survie.

    Je refuse que ma fille grandisse avec cette éco-anxiété qui devient la norme pour toute une génération.

    Je refuse qu’on lui apprenne qu’il n’y a pas d’alternative.

    Qu’il faudrait simplement apprendre à vivre dans un monde qui brûle.

    Non.

    L’histoire n’est pas écrite.

    Les sociétés ont déjà renversé des systèmes qui semblaient éternels.

    Le nôtre ne fait pas exception.

    Il ne s’agit plus de corriger les excès du système.

    Il ne s’agit plus de le moraliser.

    Il s’agit de le dépasser.

    Parce que continuer comme aujourd’hui, ce n’est pas choisir le réalisme.

    C’est choisir la catastrophe.

    Les mégafeux ne sont pas la fin du monde.

    Ils sont l’annonce de la fin d’un monde.

    À nous de choisir lequel naîtra après lui.

    Auteur : Hadrien Bortot

  • Mes cent premiers jours : pour une gauche qui agit, au Conseil de Paris comme sur le terrain


    Article de Gwenaëlle Austin

    Gwenaëlle Austin est conseillère de Paris, et conseillère d’arrondissement (19 ème)déléguée chargée de l’accès au droit et des relations avec les foyers de travailleurs migrants

    Cent jours déjà au Conseil de Paris et comme co-présidente du Groupe Communiste et Citoyen et conseillère dans le 19ᵉ arrondissement. Cent jours qui confortent mes convictions : un mandat n’a de sens que s’il est utile.

    Être élue, c’est porter une voix dans l’hémicycle, mais aussi être présente aux côtés de celles et ceux qui luttent et refusent que leurs droits reculent.

    Au Conseil de Paris, j’ai défendu et défendrai toujours une même boussole : la justice sociale. Droit au logement, hébergement d’urgence, accès aux droits, centres sociaux, droits des femmes, quartiers populaires, personnes en situation de handicap, soutien aux associations, transports accessibles… 

    Derrière chaque intervention, le choix d’une ville qui protège, notamment lorsque l’État se désengage.

    Mais ces combats se mènent aussi sur le terrain. 

    Aux côtés des salarié·es du Samu social en grève, des associations et des familles contraintes de dormir sur le parvis du 115, nous dénonçons une honte absolue : laisser des bébés, des femmes enceintes et des enfants passer leurs nuits dehors, en pleine canicule. Nous nous sommes mobilisés contre la fermeture du centre d’hébergement GL Events et avons soutenu les salarié·es de la Fondation Croix Saint-Simon comme celles et ceux de Biocoop.

    Dans le 19ᵉ, mon mandat prend aussi la forme d’un travail patient et concret. Une médiation engagée avec un bailleur a permis d’éviter l’expulsion de deux résidents très âgés d’un foyer de travailleurs migrants.

    La reprise des conseils de concertation dans les résidences sociales est également essentielle : Chaque résidente et chaque résident doit pouvoir avoir voix au chapitre car la démocratie participative ne doit pas être un slogan.

    J’ai aussi relancé les coordinations d’accès aux droits avec un premier engagement de plus de «aller-vers». Communiste et féministe, j’ai évidemment tenu à être aux côtés des associations qui accompagnent les victimes en soutenant la mobilisation pour une loi intégrale contre les violences sexuelles. Face au backlash réactionnaire, aux discours masculinistes et à la progression de l’extrême droite, nous ne céderons rien.

    Ces premiers mois resteront aussi marqués par une profonde émotion : lors du vote de la citoyenneté d’honneur de Paris aux civils et journalistes palestiniens, comme lors de la rencontre avec de jeunes footballeurs venus des camps de réfugiés. Être aux côtés de celles et ceux qui appellent à la paix et à l’autonomie du peuple palestinien doit être un engagement au quotidien; 

    Enfin, j’ai eu l’honneur d’être élue présidente de l’ADIL 75. Dans une période où la crise du logement frappe toujours plus durement, cette responsabilité me permettra d’agir pour l’accès aux droits, la prévention des expulsions et un logement digne pour toutes et tous.

    Ces cent premiers jours ne sont qu’un début. Je continuerai, avec mes camarades communistes, à porter une voix exigeante, populaire et profondément humaine, une voix communiste. 

    Autrice : Gwenaëlle Austin

  • Polémique autour de Barbara Butch : ne nous trompons pas de combats

    Article de notre camarade Hadrien BORTOT, membre de la section PCF du 19 eme et adjoint au maire du 19 eme à la Culture

    J’ai mis du temps à réagir à la polémique autour de Barbara Butch. J’ai mis du temps parce que cette affaire me met profondément mal à l’aise. La lutte contre l’antisémitisme est un élément fondateur de mon engagement militant et politique. La défense de la liberté de création et de la liberté artistique est tout aussi essentielle dans les responsabilités qui sont aujourd’hui les miennes.

    Barbara Butch est par ailleurs profondément liée au 19e arrondissement. C’est ici qu’elle s’est fait connaître, en mixant au Rosa Bonheur, un lieu qui a longtemps incarné une culture populaire, festive, progressiste et ouverte.

    Tout le monde ou presque condamne la méthode : interrompre physiquement un concert n’est pas acceptable. Mais, à mes yeux, le problème principal est ailleurs. Il est dans la cible choisie.

    Beaucoup font aujourd’hui comme si Barbara Butch représentait, d’une manière ou d’une autre, le gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou ou la politique menée à Gaza. C’est faux. C’est une erreur politique.

    Il y a moins d’un an, à l’initiative de Ian Brossat , des élus parisiens de gauche de sensibilités diverses, dont je faisais partie, avaient demandé l’annulation du concert de Disturbed. Pourquoi ? Parce que son chanteur, David Draiman, revendiquait explicitement son soutien au gouvernement israélien et était allé jusqu’à signer un obus destiné à Gaza. Nous étions alors face à un soutien politique assumé.

    Personne n’est pourtant allé interrompre physiquement ce concert.

    Comparer cette situation à celle de Barbara Butch n’a pas de sens. Barbara Butch ne revendique pas le soutien à un gouvernement. Elle revendique son identité, ses combats, son parcours. Parmi les composantes de cette identité, il y a sa judéité. Comme beaucoup d’artistes, son histoire personnelle nourrit son travail de création.

    Je crois aussi qu’il faut rappeler à toutes et à tous combien le débat est difficile et complexe sur le sionisme . D’autant plus difficile que les mots eux-mêmes recouvrent des réalités très différentes. L’antisionisme n’est pas une position politique homogène. Pour certains, dont je ne fais pas partie, il signifie le refus de l’existence même d’un État d’Israël. Pour d’autres, il désigne avant tout la critique du projet sioniste tel qu’il s’est historiquement construit ou de la politique menée par les gouvernements israéliens.

    De la même manière, se dire sioniste ne signifie pas nécessairement soutenir Benyamin Netanyahou, la colonisation ou la guerre menée à Gaza. Beaucoup de citoyens israéliens, de militants de la paix et de démocrates revendiquent un attachement à l’existence de l’État d’Israël aux côtés d’un état de Palestine libre et souverain. Réduire ces mots à des catégories absolues empêche de comprendre la réalité et nourrit davantage les fractures qu’il ne fait avancer le débat.

    Barbara Butch a sans doute commis des maladresses. Elle l’a d’ailleurs reconnu elle-même. Comme tout artiste, comme tout être humain, elle peut se tromper.

    Mais ce qui me dérange profondément, c’est cette exigence implicite selon laquelle un artiste juif devrait être irréprochable sur le conflit israélo-palestinien, devoir rendre des comptes en permanence, être sommé de prendre position de la bonne manière.

    Demande-t-on la même chose aux autres artistes ? Exige-t-on d’eux qu’ils se prononcent sur chaque conflit international avant de pouvoir monter sur scène ? Évidemment non.

    Ce mécanisme est dangereux. Il me rappelle celui de l’extrême droite qui exige, après chaque attentat islamiste, que les artistes ou les personnalités supposées musulmanes se désolidarisent publiquement sous peine d’être considérées comme complices.

    Nous avons toujours combattu cette logique parce qu’elle consiste à assigner des individus à leur origine, à leur religion réelle ou supposée, et à leur faire porter une responsabilité collective.

    Nous ne devrions pas l’accepter aujourd’hui sous prétexte que le contexte est différent.

    La tragédie de Gaza exige de la clarté politique, de la fermeté contre le gouvernement de Benyamin Netanyahou et contre les crimes commis. Mais elle exige aussi de savoir désigner les véritables responsables. À force de choisir les mauvaises cibles, nous fracturons le camp progressiste et nous affaiblissons le combat pour la paix, la justice et les droits des peuples israélien et palestinien.

    Auteur : Hadrien Bortot

  • La canicule est politique : en vigilance rouge, le PCF ouvre ses portes !

    La canicule est politique : en vigilance rouge, le PCF ouvre ses portes !

    Quel spectacle incroyable on pouvait vivre, et voir, ce samedi 11 et dimanche 12 juillet 2026 sous la coupole du siège du Parti communiste, née dans les années 70 d’un rêve de l’architecte communiste Oscar Niemeyer !

    On y voyait des jeunes, des personnes âgées, des bébés, des ados, des parents, des femmes enceintes, des personnes précaires, des personnes habitantes de tout l’est parisien, des voyageurs désargentés, les voisines et voisins de la place du Colonel Fabien, des camarades, le sénateur communiste Ian Brossat, des passantes, le tout sous la vigilance fraternelle des camarades de l’Accueil Sécurité (AS) du Parti.

    Tout y était possible, dans la fluidité de l’évidence. Parler, ou se taire, s’étendre sur les courbes de la moquette, douce et verte comme une pelouse, rêvasser sous ce plafond infini et hypnotique, travailler, lire, téléphoner, voir les enfants courir, jouer aux cartes, échanger avec des personnes inconnues, s’installer dans un des recoins de béton, entre deux tentures colorées de l’exposition de Babi Badalov – Utopia Utopia.

    Oscar Niemeyer en aurait été très heureux, lui qui rendait possible la justice sociale dans la matière et dans la beauté de l’architecture.

    On pouvait y vérifier, une fois de plus, la prouesse acoustique de ce lieu, celle d’y trouver un peu de silence pour soi, parmi les conversations et les murs de l’exposition, une bulle sous la bulle, dans ce lieu qui donne cette sensation troublante d’un futur où tout reste possible. Droit à la fraîcheur, droit au bien-être.

    Première initiative d’une longue série ? C’est fort probable.

    Ian Brossat, sénateur communiste de Paris, a déposé une proposition de loi le 8 juillet [lien], née du refus que les classes populaires devraient subir les conséquences d’un habitat inadapté et d’un climat déréglé par le capitalisme. Il propose que soient ouverts au public dans la journée des espaces vides et climatisés en période de canicule, avec le concours de la préfecture.

    Pour rendre concrète cette proposition, le Parti communiste a ouvert son siège parisien, sans cadre politique.

    Voilà de la politique vivante : une ouverture inconditionnelle à toutes et à tous pour y trouver de la fraîcheur et du répit, dans la chaleur suffocante de ces derniers jours.

    Seul le Parti communiste reste capable de ces initiatives : un peu folles, et pourtant si merveilleusement évidentes et centrées sur l’humain, organisées sur une idée née chez quelques camarades en cette semaine suffocante de juillet 2026.

    Grâce aux camarades de l’Accueil Sécurité (AS), et à la mobilisation enthousiaste de toutes les sections communistes parisiennes (arrondissements et entreprises), cette initiative solidaire et fraternelle a pu s’organiser en moins de trois jours.

    Elle se reproduira, par nécessité, et c’est cela qui doit nous inviter à agir de manière populaire et militante, pour faire des canicules un enjeu pleinement politique.

    On en parle :

    Canicule : le PCF ouvre les portes de son siège à « celles et ceux qui souffrent de la chaleur » | France Inter

    Canicule à Paris : le siège du PCF ouvre ses portes les 11 et 12 juillet pour permettre aux Franciliens de se rafraîchir – Le Parisien

    Si jamais vous cherchez un peu de fraîcheur ce week-end

    Cartographe encarté 🔻🍉 (@cartococo.bsky.social) 2026-07-11T12:39:07.512Z
  • Lettre d’hommage à Jihad, notre camarade communiste décédé ce 8 juillet 2026

    Décès de notre camarade Jihad Wachill, militant communiste de la section PCF du 19 ème et à la Fédération PCF de Paris

    Stupeur et tristesse, ces deux mots nous viennent en apprenant ton décès soudain, Jihad. Les dernières fois que nous t’avons vu, nous les communistes, c’était il y a quelques jours, par de beaux soirs de juin 2026, pour les congrès du PCF.

    Tu avais préparé, puis exposé tes amendements, avec la minutie qui était la tienne, pesant chaque mot pour construire les textes avec justesse. Parfois une pointe d’humour éclairait nos échanges dans ces moments souvent arides. Nous pouvions être en désaccord, mais capables d’en échanger, en vrais camarades. 

    C’était tout à fait toi, tout cela : cette élégance dans l’écriture, ta très large culture, ton besoin d’éclairer le présent par la compréhension de l’Histoire, ton envie de le partager, ta solidité politique, ton engagement permanent, et toujours en camarade.

    Pour t’impliquer sur notre fête prévue fin juin, ne pouvant choisir, tu souhaitais être à la fois sur le stand communiste et sur celui du Mouvement de la paix, et cela aussi nous raconte beaucoup de toi, pour qui ces deux engagements militants étaient indissociables.

    La fête finalement n’aura pas eu lieu, annulée par la chaleur hors normes et la folie humaine, et puis… te voilà si vite parti.

    Comment imaginer que c’était la dernière fois que nous nous parlions ?

    Nous n’aurons pas eu le temps de débattre et de construire ensemble, sur ce climat déréglé, sur le péril brun, sur ce 7 juillet et sur la présomption de légitime défense de la police, sur laquelle tu aurais eu tant à faire et à dire, en grand militant pour la paix.

    Des humains débattaient sur ce permis de tuer, pendant que tu t’éteignais, à l’aube de tes 50 ans.

    Repose en paix, copain.

    A relire ton parcours à travers les hommages rendus, les engagements syndicaux de ta jeunesse, puis la CGT, ton engagement communiste, ton mandat au Mouvement de la Paix, ton engagement pour la Palestine, nous y voyons partout ton refus de la résignation au monde tel qu’il se dessine.

    Nous y lisons ton besoin d’être depuis ta jeunesse dans tous les collectifs pour qui l’égalité, la fraternité, la justice sociale et le respect de la vie et de la dignité humaine, la lutte contre le racisme sont des valeurs et des luttes qui justifient l’engagement constant qui était le tien.

    Merci d’avoir été, Jihad, un vrai camarade, et c’est pour cela que la tristesse nous étreint, avec ce sentiment d’irréalité partagé par les copines et les copains, qui espéraient encore peut-être, en appelant, qu’on leur dise que tu étais toujours là…

    Nous serons en nombre, pour venir te rendre hommage et pour soutenir tes proches, en particulier ton père. Nous leur adressons tout notre soutien.

    Les communistes de Paris perdent un camarade, et c’est en camarades au cœur triste que nous t’accompagnerons, mais peut-être éclairées par des chants, car dans ton engagement pour bâtir un monde meilleur tu n’aurais pas souhaité que notre tristesse demeure.

    Repose en paix, Jihad.

    Les camarades t’accompagnent, toi et tes proches, par la présence ou la pensée, par le cœur, avec la tristesse mêlée de la force que nous donne ce lien qui nous unit dans nos luttes et dans les convictions qui furent, jusqu’au bout, les tiennes.

    Les camarades de la section PCF PARIS 19 eme

    Autres hommages, avec l’histoire militante détaillée de Jihad : Jihad Wachill, communiste et militant de la paix, nous a quittés

    Hommage à Jihad Wachill – INITIATIVE COMMUNISTE

  • Fête de la Saint Jean annulée : les mots d’un communiste du 19ème

    Prévue ce samedi 27 juin, la fête de la Saint-Jean, qui a lieu chaque année place des Fêtes à l’initiative des communistes du 19e, a été annulée. Cette décision a été prise pour des raisons de bon sens : la canicule a fait de la place une fournaise : organiser la fête et, même, simplement y venir aurait été éprouvant, voire dangereux.

    Pourtant, tout était prêt pour un beau moment de partage, de joie, d’amitié, à l’image du 19e qu’on aime : solidaire, populaire, jeune, attentif aux plus fragiles, ouvert aux innovations et à la création, réfractaire au racisme et au mépris de classe des puissants.

    Photo 1 : Fête de la St Jean 2025 : préparation du buffet solidaire (coll. section 19e). Photo 2 : banderole lors de la manifestation contre le racisme, 21 juin 2026 à Paris, DR

    On y aurait fêté un anniversaire : 1936-2026, les quatre-vingt-dix ans du Front populaire aux résonnances si actuelles : antifascistes, sociales, démocratiques, pacifiques.

    La fête est ainsi victime du fléau de chaleur extrême qui frappe la société tout entière et d’abord les classes populaires, celles et ceux qui sont exposé.e.s aux conditions de travail inhumaines, aux logements en situation d’inconfort thermique, à l’absence d’ilots de fraicheur, aux écoles, collèges, lycées surchauffés.

    Aucune fatalité naturelle. Le dérèglement climatique est causé par l’activité humaine. Les préconisations du GIEC, les mesures inscrites dans l’accord de Paris de 2015 peuvent le combattre. Ce sera aussi un des enjeux essentiels des élections de 2027 : changer résolument de politique pour parvenir à la neutralité carbone, comme le propose le Plan climat élaboré par le Parti communiste qu’il soumet au débat, et pour décider de mesures d’adaptation qui respectent la justice sociale.

    Nous ne devrons pas permettre à une candidature de la droite macroniste ou post-macroniste de continuer la même politique hypocrite d’inaction climatique sous le couvert de plans « verts » aussitôt publiés aussitôt rangés dans des tiroirs.

    Et nous devrons tout faire pour empêcher la prise de pouvoir par le Rassemblement national et ses alliés.

    Vendu aux milliardaires, violemment antisocial, autoritariste, raciste, il s’oppose systématiquement par ses votes à l’Assemblée nationale et au Parlement européen à toute mesure écologique. Il se fait ces temps-ci le promoteur des climatiseurs, dont la généralisation accentuerait le réchauffement des villes. Demain, s’il arrivait au pouvoir, la France deviendrait la terre promise des lobbies du pétrole, de l’extractivisme et des énergies polluantes.

    Il nous reste beaucoup de travail à faire, ensemble, d’initiatives à prendre, de débats à mener pour que les forces en mouvement pour la transformation sociale, les forces de gauche et écologistes trouvent la meilleure voie afin que, lors de l’élection présidentielle puis des élections législatives de 2027, les exigences populaires puissent l’emporter.

    Rendez-vous pour nous rencontrer et en débattre les 11, 12 et 13 septembre à la Fête de l’Humanité. Et à la fête de la Saint-Jean de juin 2027 pour fêter notre victoire partagée !

    Lire aussi les communiqués du PCF

    [Lien] Canicule : face à l’urgence climatique, l’inaction du pouvoir est criminelle

    [Lien] Il faut un plan Marshall pour l’isolation des bâtiments !

    Légende

    Une du journal l’Humanité, 8 juin 1935, Droits réservés – Mémoires d’Humanité / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis

    Photo 1 : Front populaire : ouvriers de l’entreprise Christofle en grève et occupée où sont déployés deux drapeaux monochromes. Saint-Denis (93), Juin 1936, Droits réservés – Mémoires d’Humanité / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis

    Photo 2 : Fête de la St Jean 2025, préparation du stand PCF 19 ème, coll. section 19 eme

    Photo 3 : Front populaire : les terrassiers en grève en train de danser. S.l., 1936 – Droits réservés – Mémoires d’Humanité / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis

  • Fête de la Saint Jean annulée : au delà de la canicule, une annulation politique

    Fête de la Saint Jean annulée : au delà de la canicule, une annulation politique

    Ce n’est qu’un début ! En raison des températures très élevées ces jours-ci, et de la tendance annoncée samedi, de la bétonisation de la place des Fêtes, les conditions nous sont apparues comme trop dangereuses pour la santé et la sécurité des personnes, qu’il s’agisse de camarades d’un certain âge, du risque à transporter des charges lourdes pour le montage, à rester en pleine chaleur sous les stands, sans compter le risque sanitaire sur la nourriture et les les boissons. Ces conditions, nous n’en voudrions pas au travail, nous ne pouvons les imposer à nous-même et prendre le risque d’un accident.

    L’exécutif de la section a donc pris la décision d’annuler la fête de la St Jean ce samedi 27 juin à Place des fêtes. Ce fut, évidemment, une décision lourde et triste. Au-delà de ne pas nous retrouver, dans ce lien et ces luttes qui nous unissent, il y a ce sentiment qu’il s’agit seulement d’un début. Faudra-t-il bientôt faire la Fête de la Saint Jean au mois d’avril pour éviter un malaise mortel en participant à une initiative politique et festive ? Puisque la fête est politique, son annulation l’est tout autant.

    Il est indispensable de politiser les canicules, ce que refuse de faire notre gouvernement. Les propos récents d’Emmanuel Macron en témoignent, nous renvoyant à notre responsabilité individuelle, avec des injonctions à s’hydrater ou à limiter nos déplacements, bref, comme dit notre Président, de « suivre les conseils ». Derrière le paternalisme, la violence de classe.

    Les enjeux caniculaires ne doivent plus être un évènement ou des crises, ni traitées par réaction, mais être véritablement anticipés : cela va d’une politique sur des appartements bouilloires thermiques – combat des communistes – à un travail d’urgence sur le suicide énergétique que représente l’utilisation exponentielle de l’IA avec des effets désastreux sur l’environnement (un sujet dont nous commençons tout juste à nous saisir). Et ce, alors même que le premier ministre nous informe des 655 millions supplémentaires investis dans l’IA.

    L’accès à l’eau, le droit à la fraicheur nécessitent une véritable réflexion sur l’aménagement urbain, sur les conditions de travail et de logement, entre autres chantiers urgents.

    Citons également ce décret n° 2026-302 du 21 avril 2026, qui complexifie, sous couvert de « simplifier » (le mot magique habituel pour légitimer les attaques au droit), les recours administratifs contre les atteintes environnementales. Les requérants vont devoir saisir directement la Cour administrative d’appel, obligatoirement avec un avocat, les privant ainsi d’un premier degré de juridiction. Justice de classes, une fois de plus, contre les associations de défense de l’environnement, mais composées de personnes citoyennes…

    L’attentisme de l’Etat est insupportable, et donne le champ libre au RN, dont l’objectif reste de préserver les grands intérêts économiques. Celui-ci a abandonné sa posture fustigeant un prétendu alarmisme. Il prône une « adaptation » de façade, à grand renfort d’un « plan », en contradiction avec ses votes à l’Assemblée nationale et au Parlement européen. Plus que jamais, notre combat contre la montée du Rassemblement national prend son sens.

    Impossible aussi de ne pas évoquer ce concert d’un quatuor palestinien. Leur musique ne sera pas au rendez-vous. Elle était, plus que jamais, nécessaire et attendue. L’impact sur la culture est également une priorité.

    L’action militante et donc nos luttes vont devoir, bien plus vite que prévu, évoluer et se réinventer. C’est bien à nous de nous saisir de ces luttes pour, ensemble, faire évoluer la société et protéger notre écosystème. Il en va de notre survie.

    La section du 19 ème, et son exécutif tout récent, aura à cœur de faire de ce sujet, en lien avec nos élu.e.s d’arrondissement et au Conseil de Paris, un véritable sujet de travail dans sa feuille de route. Chaque camarade est la bienvenue à y participer.

    L’exécutif de la section PCF 19E