Catégorie : Actualité de la section 19eme

  • La canicule est politique : en vigilance rouge, le PCF ouvre ses portes !

    La canicule est politique : en vigilance rouge, le PCF ouvre ses portes !

    Quel spectacle incroyable on pouvait vivre, et voir, ce samedi 11 et dimanche 12 juillet 2026 sous la coupole du siège du Parti communiste, née dans les années 70 d’un rêve de l’architecte communiste Oscar Niemeyer !

    On y voyait des jeunes, des personnes âgées, des bébés, des ados, des parents, des femmes enceintes, des personnes précaires, des personnes habitantes de tout l’est parisien, des voyageurs désargentés, les voisines et voisins de la place du Colonel Fabien, des camarades, le sénateur communiste Ian Brossat, des passantes, le tout sous la vigilance fraternelle des camarades de l’Accueil Sécurité (AS) du Parti.

    Tout y était possible, dans la fluidité de l’évidence. Parler, ou se taire, s’étendre sur les courbes de la moquette, douce et verte comme une pelouse, rêvasser sous ce plafond infini et hypnotique, travailler, lire, téléphoner, voir les enfants courir, jouer aux cartes, échanger avec des personnes inconnues, s’installer dans un des recoins de béton, entre deux tentures colorées de l’exposition de Babi Badalov – Utopia Utopia.

    Oscar Niemeyer en aurait été très heureux, lui qui rendait possible la justice sociale dans la matière et dans la beauté de l’architecture.

    On pouvait y vérifier, une fois de plus, la prouesse acoustique de ce lieu, celle d’y trouver un peu de silence pour soi, parmi les conversations et les murs de l’exposition, une bulle sous la bulle, dans ce lieu qui donne cette sensation troublante d’un futur où tout reste possible. Droit à la fraîcheur, droit au bien-être.

    Première initiative d’une longue série ? C’est fort probable.

    Ian Brossat, sénateur communiste de Paris, a déposé une proposition de loi le 8 juillet [lien], née du refus que les classes populaires devraient subir les conséquences d’un habitat inadapté et d’un climat déréglé par le capitalisme. Il propose que soient ouverts au public dans la journée des espaces vides et climatisés en période de canicule, avec le concours de la préfecture.

    Pour rendre concrète cette proposition, le Parti communiste a ouvert son siège parisien, sans cadre politique.

    Voilà de la politique vivante : une ouverture inconditionnelle à toutes et à tous pour y trouver de la fraîcheur et du répit, dans la chaleur suffocante de ces derniers jours.

    Seul le Parti communiste reste capable de ces initiatives : un peu folles, et pourtant si merveilleusement évidentes et centrées sur l’humain, organisées sur une idée née chez quelques camarades en cette semaine suffocante de juillet 2026.

    Grâce aux camarades de l’Accueil Sécurité (AS), et à la mobilisation enthousiaste de toutes les sections communistes parisiennes (arrondissements et entreprises), cette initiative solidaire et fraternelle a pu s’organiser en moins de trois jours.

    Elle se reproduira, par nécessité, et c’est cela qui doit nous inviter à agir de manière populaire et militante, pour faire des canicules un enjeu pleinement politique.

    On en parle :

    Canicule : le PCF ouvre les portes de son siège à « celles et ceux qui souffrent de la chaleur » | France Inter

    Canicule à Paris : le siège du PCF ouvre ses portes les 11 et 12 juillet pour permettre aux Franciliens de se rafraîchir – Le Parisien

    Si jamais vous cherchez un peu de fraîcheur ce week-end

    Cartographe encarté 🔻🍉 (@cartococo.bsky.social) 2026-07-11T12:39:07.512Z
  • Lettre d’hommage à Jihad, notre camarade communiste décédé ce 8 juillet 2026

    Décès de notre camarade Jihad Wachill, militant communiste de la section PCF du 19 ème et à la Fédération PCF de Paris

    Stupeur et tristesse, ces deux mots nous viennent en apprenant ton décès soudain, Jihad. Les dernières fois que nous t’avons vu, nous les communistes, c’était il y a quelques jours, par de beaux soirs de juin 2026, pour les congrès du PCF.

    Tu avais préparé, puis exposé tes amendements, avec la minutie qui était la tienne, pesant chaque mot pour construire les textes avec justesse. Parfois une pointe d’humour éclairait nos échanges dans ces moments souvent arides. Nous pouvions être en désaccord, mais capables d’en échanger, en vrais camarades. 

    C’était tout à fait toi, tout cela : cette élégance dans l’écriture, ta très large culture, ton besoin d’éclairer le présent par la compréhension de l’Histoire, ton envie de le partager, ta solidité politique, ton engagement permanent, et toujours en camarade.

    Pour t’impliquer sur notre fête prévue fin juin, ne pouvant choisir, tu souhaitais être à la fois sur le stand communiste et sur celui du Mouvement de la paix, et cela aussi nous raconte beaucoup de toi, pour qui ces deux engagements militants étaient indissociables.

    La fête finalement n’aura pas eu lieu, annulée par la chaleur hors normes et la folie humaine, et puis… te voilà si vite parti.

    Comment imaginer que c’était la dernière fois que nous nous parlions ?

    Nous n’aurons pas eu le temps de débattre et de construire ensemble, sur ce climat déréglé, sur le péril brun, sur ce 7 juillet et sur la présomption de légitime défense de la police, sur laquelle tu aurais eu tant à faire et à dire, en grand militant pour la paix.

    Des humains débattaient sur ce permis de tuer, pendant que tu t’éteignais, à l’aube de tes 50 ans.

    Repose en paix, copain.

    A relire ton parcours à travers les hommages rendus, les engagements syndicaux de ta jeunesse, puis la CGT, ton engagement communiste, ton mandat au Mouvement de la Paix, ton engagement pour la Palestine, nous y voyons partout ton refus de la résignation au monde tel qu’il se dessine.

    Nous y lisons ton besoin d’être depuis ta jeunesse dans tous les collectifs pour qui l’égalité, la fraternité, la justice sociale et le respect de la vie et de la dignité humaine, la lutte contre le racisme sont des valeurs et des luttes qui justifient l’engagement constant qui était le tien.

    Merci d’avoir été, Jihad, un vrai camarade, et c’est pour cela que la tristesse nous étreint, avec ce sentiment d’irréalité partagé par les copines et les copains, qui espéraient encore peut-être, en appelant, qu’on leur dise que tu étais toujours là…

    Nous serons en nombre, pour venir te rendre hommage et pour soutenir tes proches, en particulier ton père. Nous leur adressons tout notre soutien.

    Les communistes de Paris perdent un camarade, et c’est en camarades au cœur triste que nous t’accompagnerons, mais peut-être éclairées par des chants, car dans ton engagement pour bâtir un monde meilleur tu n’aurais pas souhaité que notre tristesse demeure.

    Repose en paix, Jihad.

    Les camarades t’accompagnent, toi et tes proches, par la présence ou la pensée, par le cœur, avec la tristesse mêlée de la force que nous donne ce lien qui nous unit dans nos luttes et dans les convictions qui furent, jusqu’au bout, les tiennes.

    Les camarades de la section PCF PARIS 19 eme

    Autres hommages, avec l’histoire militante détaillée de Jihad : Jihad Wachill, communiste et militant de la paix, nous a quittés

    Hommage à Jihad Wachill – INITIATIVE COMMUNISTE

  • Fête de la Saint Jean annulée : les mots d’un communiste du 19ème

    Prévue ce samedi 27 juin, la fête de la Saint-Jean, qui a lieu chaque année place des Fêtes à l’initiative des communistes du 19e, a été annulée. Cette décision a été prise pour des raisons de bon sens : la canicule a fait de la place une fournaise : organiser la fête et, même, simplement y venir aurait été éprouvant, voire dangereux.

    Pourtant, tout était prêt pour un beau moment de partage, de joie, d’amitié, à l’image du 19e qu’on aime : solidaire, populaire, jeune, attentif aux plus fragiles, ouvert aux innovations et à la création, réfractaire au racisme et au mépris de classe des puissants.

    Photo 1 : Fête de la St Jean 2025 : préparation du buffet solidaire (coll. section 19e). Photo 2 : banderole lors de la manifestation contre le racisme, 21 juin 2026 à Paris, DR

    On y aurait fêté un anniversaire : 1936-2026, les quatre-vingt-dix ans du Front populaire aux résonnances si actuelles : antifascistes, sociales, démocratiques, pacifiques.

    La fête est ainsi victime du fléau de chaleur extrême qui frappe la société tout entière et d’abord les classes populaires, celles et ceux qui sont exposé.e.s aux conditions de travail inhumaines, aux logements en situation d’inconfort thermique, à l’absence d’ilots de fraicheur, aux écoles, collèges, lycées surchauffés.

    Aucune fatalité naturelle. Le dérèglement climatique est causé par l’activité humaine. Les préconisations du GIEC, les mesures inscrites dans l’accord de Paris de 2015 peuvent le combattre. Ce sera aussi un des enjeux essentiels des élections de 2027 : changer résolument de politique pour parvenir à la neutralité carbone, comme le propose le Plan climat élaboré par le Parti communiste qu’il soumet au débat, et pour décider de mesures d’adaptation qui respectent la justice sociale.

    Nous ne devrons pas permettre à une candidature de la droite macroniste ou post-macroniste de continuer la même politique hypocrite d’inaction climatique sous le couvert de plans « verts » aussitôt publiés aussitôt rangés dans des tiroirs.

    Et nous devrons tout faire pour empêcher la prise de pouvoir par le Rassemblement national et ses alliés.

    Vendu aux milliardaires, violemment antisocial, autoritariste, raciste, il s’oppose systématiquement par ses votes à l’Assemblée nationale et au Parlement européen à toute mesure écologique. Il se fait ces temps-ci le promoteur des climatiseurs, dont la généralisation accentuerait le réchauffement des villes. Demain, s’il arrivait au pouvoir, la France deviendrait la terre promise des lobbies du pétrole, de l’extractivisme et des énergies polluantes.

    Il nous reste beaucoup de travail à faire, ensemble, d’initiatives à prendre, de débats à mener pour que les forces en mouvement pour la transformation sociale, les forces de gauche et écologistes trouvent la meilleure voie afin que, lors de l’élection présidentielle puis des élections législatives de 2027, les exigences populaires puissent l’emporter.

    Rendez-vous pour nous rencontrer et en débattre les 11, 12 et 13 septembre à la Fête de l’Humanité. Et à la fête de la Saint-Jean de juin 2027 pour fêter notre victoire partagée !

    Lire aussi les communiqués du PCF

    [Lien] Canicule : face à l’urgence climatique, l’inaction du pouvoir est criminelle

    [Lien] Il faut un plan Marshall pour l’isolation des bâtiments !

    Légende

    Une du journal l’Humanité, 8 juin 1935, Droits réservés – Mémoires d’Humanité / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis

    Photo 1 : Front populaire : ouvriers de l’entreprise Christofle en grève et occupée où sont déployés deux drapeaux monochromes. Saint-Denis (93), Juin 1936, Droits réservés – Mémoires d’Humanité / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis

    Photo 2 : Fête de la St Jean 2025, préparation du stand PCF 19 ème, coll. section 19 eme

    Photo 3 : Front populaire : les terrassiers en grève en train de danser. S.l., 1936 – Droits réservés – Mémoires d’Humanité / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis

  • Fête de la Saint Jean annulée : au delà de la canicule, une annulation politique

    Fête de la Saint Jean annulée : au delà de la canicule, une annulation politique

    Ce n’est qu’un début ! En raison des températures très élevées ces jours-ci, et de la tendance annoncée samedi, de la bétonisation de la place des Fêtes, les conditions nous sont apparues comme trop dangereuses pour la santé et la sécurité des personnes, qu’il s’agisse de camarades d’un certain âge, du risque à transporter des charges lourdes pour le montage, à rester en pleine chaleur sous les stands, sans compter le risque sanitaire sur la nourriture et les les boissons. Ces conditions, nous n’en voudrions pas au travail, nous ne pouvons les imposer à nous-même et prendre le risque d’un accident.

    L’exécutif de la section a donc pris la décision d’annuler la fête de la St Jean ce samedi 27 juin à Place des fêtes. Ce fut, évidemment, une décision lourde et triste. Au-delà de ne pas nous retrouver, dans ce lien et ces luttes qui nous unissent, il y a ce sentiment qu’il s’agit seulement d’un début. Faudra-t-il bientôt faire la Fête de la Saint Jean au mois d’avril pour éviter un malaise mortel en participant à une initiative politique et festive ? Puisque la fête est politique, son annulation l’est tout autant.

    Il est indispensable de politiser les canicules, ce que refuse de faire notre gouvernement. Les propos récents d’Emmanuel Macron en témoignent, nous renvoyant à notre responsabilité individuelle, avec des injonctions à s’hydrater ou à limiter nos déplacements, bref, comme dit notre Président, de « suivre les conseils ». Derrière le paternalisme, la violence de classe.

    Les enjeux caniculaires ne doivent plus être un évènement ou des crises, ni traitées par réaction, mais être véritablement anticipés : cela va d’une politique sur des appartements bouilloires thermiques – combat des communistes – à un travail d’urgence sur le suicide énergétique que représente l’utilisation exponentielle de l’IA avec des effets désastreux sur l’environnement (un sujet dont nous commençons tout juste à nous saisir). Et ce, alors même que le premier ministre nous informe des 655 millions supplémentaires investis dans l’IA.

    L’accès à l’eau, le droit à la fraicheur nécessitent une véritable réflexion sur l’aménagement urbain, sur les conditions de travail et de logement, entre autres chantiers urgents.

    Citons également ce décret n° 2026-302 du 21 avril 2026, qui complexifie, sous couvert de « simplifier » (le mot magique habituel pour légitimer les attaques au droit), les recours administratifs contre les atteintes environnementales. Les requérants vont devoir saisir directement la Cour administrative d’appel, obligatoirement avec un avocat, les privant ainsi d’un premier degré de juridiction. Justice de classes, une fois de plus, contre les associations de défense de l’environnement, mais composées de personnes citoyennes…

    L’attentisme de l’Etat est insupportable, et donne le champ libre au RN, dont l’objectif reste de préserver les grands intérêts économiques. Celui-ci a abandonné sa posture fustigeant un prétendu alarmisme. Il prône une « adaptation » de façade, à grand renfort d’un « plan », en contradiction avec ses votes à l’Assemblée nationale et au Parlement européen. Plus que jamais, notre combat contre la montée du Rassemblement national prend son sens.

    Impossible aussi de ne pas évoquer ce concert d’un quatuor palestinien. Leur musique ne sera pas au rendez-vous. Elle était, plus que jamais, nécessaire et attendue. L’impact sur la culture est également une priorité.

    L’action militante et donc nos luttes vont devoir, bien plus vite que prévu, évoluer et se réinventer. C’est bien à nous de nous saisir de ces luttes pour, ensemble, faire évoluer la société et protéger notre écosystème. Il en va de notre survie.

    La section du 19 ème, et son exécutif tout récent, aura à cœur de faire de ce sujet, en lien avec nos élu.e.s d’arrondissement et au Conseil de Paris, un véritable sujet de travail dans sa feuille de route. Chaque camarade est la bienvenue à y participer.

    L’exécutif de la section PCF 19E

  • Passage de relais à la section communiste du 19e lors de notre congrès de section.

    Nous sommes heureux de vous présenter notre nouvelle secrétaire de section, Pauline, et notre nouvelle trésorière Sonia.

    Un grand merci à notre ancien secrétaire à Hadrien BORTOT, pour son engagement et son travail au service de la section et de nos combats.

    Tous nos vœux de réussite à notre nouvelle secrétaire pour ce nouveau mandat. Ensemble, poursuivons le renforcement de notre section et les luttes pour la justice sociale, l’égalité et l’émancipation collective

  • 90 ans du front populaire place du Colonel Fabien

    Hier, nous avons célébré ensemble les 90 ans du Front populaire et des grandes conquêtes sociales de 1936. ✊❤️

    Merci à toutes les militantes, tous les militants, aux camarades, aux familles et à toutes celles et ceux qui sont venus partager ce moment de mémoire, de fraternité et d’espoir collectif.

    Un immense merci également à @pcfparis10 , à la @jeunescommunistes75 ainsi qu’à @pcfparis18 pour avoir tenu les stand avec nous tout au long de cette journée. Des moments précieux pour échanger entre nous.

    Ces conquêtes — les congés payés, la réduction du temps de travail, les droits syndicaux — n’ont jamais été des cadeaux accordés d’en haut. Elles sont le fruit de luttes populaires, de grèves, d’engagements courageux et d’une solidarité sans faille entre travailleurs.

    90 ans plus tard, cette histoire nous rappelle une chose essentielle : aucun progrès social n’est possible sans collectif. Être communiste, c’est aussi cela : la camaraderie, le lien social, l’entraide, l’organisation collective et les luttes pour toujours plus de justice sociale.

    Face aux injustices et aux divisions, nous continuerons à faire vivre ces valeurs de solidarité et de fraternité populaire. ✊

    Merci encore à toutes et tous pour votre présence, votre énergie et votre engagement. ❤️

    #FrontPopulaire #1936 #antifa

  • Violences faites aux femmes retour sur le 25 novembre

    Soirée exceptionnelle avec les camarades PCF Paris 19e de la JC et des habitant.es du 19eme ; soirée riche de débats, d’échanges – et d’émotions ! pour la soirée du 25 novembre autour du documentaire coup de poing «Un corps sans vie de 19 ans ».

    Avant de commencer la projection, c’est d’abord la rue qui est sollicitée devant la section du PCF 19, en fin de journée. Distribution de violentomètre, contacts d’associations et autres outils de lutte contre les violences. La plupart des personnes, tous âges confondus, prennent le matériel, certaines s’arrêtent. La journée du 25 novembre commence à être connue, le caractère systémique des violences faites aux femmes aussi. Le violentomètre aussi. Les personnes le prennent quand même, pour diffuser autour d’elles. Prévention, sensibilisation, meilleure compréhension des mécanismes gradués de violences, échanges directs …
    L’intensité du militantisme féministe se vit pleinement dans ces instants.

    Place au documentaire, «Un corps sans vie de 19 ans » ; c’est d’abord un choc : celui d’une vie brisée à 19 ans dans un recoin du 19eme arrondissement il y a déjà 25 ans. Elle s’appelait Ginka, jeune fille bulgare, happée par la violence systémique de la prostitution et des réseaux de proxénètisme.

    Un corps sans vie, c’est aussi ce corps exploité, violé, marchandisé, mal nourri, qui ne lui appartient plus, sauf, peut-être, dans de rares moments d’insouciance décrits par l’hôtelière.

    Ce documentaire émeut profondément, mais il rappelle aussi combien ce sujet divise, questionne, dérange. Entre abolitionnisme, réalités du terrain, paroles de survivantes et débats féministes, il ouvre un espace où rien n’est simple, où chaque trajectoire impose de la nuance. Parler de Ginka, c’est affronter la brutalité, mais aussi la complexité des politiques publiques, des choix militants et des contradictions que porte notre société face à l’exploitation des femmes; c’est aussi une réalité inter sectionnelle trop souvent invisibilisée : une très grande précarité familiale, l’isolement et l’exclusion sociale, la vulnérabilité d’une jeune femme étrangère prise dans une filière d’exploitation en Europe de l’Est.
    L’emprise aussi, qui se dessine dans son journal intime : celle que son proxénète, rencontré pendant une fugue, a construite autour d’une prétendue relation amoureuse, avant de l’envoyer dans les sinistres vitrines belges, puis sur les trottoirs du 19 ème. L’emprise qu’elle refuse, lorsqu’elle écrit « ne plus jamais vouloir ‘travailler’ « , deux jours avant d’être tuée de 22 coups de couteau, une nuit de novembre.


    Être jeune, femme, migrante, pauvre, isolée … — autant de facteurs qui se croisent dans l’histoire de Ginka et de milliers d’autres , et peuvent créer un terrain où la violence s’installe, se répète, devient mortelle.

  • La sécurité sociale c’est notre bien commun !

    Hier soir, lors de l’événement organisé par la cellule Sécrétan autour des 80 ans de la Secu, Félix Abecia a démonté les mensonges autour de la Sécurité sociale !
    A l’occasion des 80 ans de la Sécu, il rappelle que cette conquête majeure n’est pas tombée du ciel : elle est née du rapport de force de l’après-guerre, portée par le CNR, la CGT et Ambroise Croizat.
    Financée par le travail et la création de richesse, elle repose sur un principe simple : « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ».


    Non, les cotisations ne sont pas des « charges » ! Ce sont des salaires socialisés, gérés à l’origine par les travailleurs eux-mêmes.


    Mais depuis les ordonnances de 1967 et la création de la CSG, cette gestion démocratique s’est peu à peu effritée.


    Abecia le rappelle : tout dépend du rapport de forces. Les moyens de financer une Sécu du XXIe siècle existent — à condition de refuser le mensonge, de défendre la solidarité et de replacer le social au cœur du politique.

    La Sécurité sociale, c’est notre bien commun. Ne la laissons pas se faire défaire !