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  • Trafic de drogue à Paris : l’État doit prendre ses responsabilités

    https://www.humanite.fr/en-debat/trafic-de-drogue/trafic-de-drogue-paris-letat-doit-prendre-ses-responsabilites-712669

    Un appel des élu.e.s communistes

    Depuis de trop longues années, la consommation de drogue, de crack en particulier, dans l’espace public s’enlise dans le Nord-Est parisien dans un sentiment d’indifférence généralisée des plus hautes autorités. La cohabitation forcée entre usager·ère·s de drogue, riverain·e·s et commerçant·e·s s’envenime de jour en jour et le climat d’exaspération grandit du côté de ces dernier·ère·s après l’évacuation de la colline du crack en 2018, faite n’importe comment et qui a anéanti le travail de tous les acteurs sanitaires et sociaux. La récente concentration des usager·ère·s de drogue dans les jardins d’Éole (19 e) porte une énième atteinte à la population locale, épuisée qu’aucune solution durable ne soit apportée.

    Habitant.e.s, associations, professionnel·le·s du secteur médico-social, élu·e·s, nous n’attendons pas des autorités publiques qu’elles déplacent ou cantonnent géographiquement le problème.

    Une politique publique d’ampleur

    Nous exigeons la mise en place d’une politique publique d’ampleur qui soit sanitaire, sociale et répressive envers le trafic. Il est urgent d’apporter des réponses de santé publique aux conditions sociales et sanitaires à ces personnes en situation de très grande précarité dont l’errance doit prendre fin. C’est cette perception du problème que les élu·e·s communistes ont portée dès 2008 aux côtés d’Alain Lhostis, alors adjoint à la mairie en charge de la santé à la Ville de Paris.

    Au terme d’années de débats, de procédures et de difficultés, ce combat s’est traduit par l’inauguration en 2016 de la salle de consommation à moindre risque (SCMR) du 10 e arrondissement. Les premiers bilans de cette SCMR sont encourageants : les consultations médicales et sociales proposées sont très sollicitées par les usager·ère·s et elles ont considérablement participé à rétablir la tranquillité publique.

    Un plan d’urgence national

    Une réponse qui reste cependant insuffisante au regard de la situation et des publics présents à Stalingrad et dans le Nord-Est parisien. Là où nos voisins européens ont pensé des solutions innovantes pour lutter contre le fléau du crack, l’État français est resté silencieux et impuissant. Nous devons tirer les conséquences du manque d’engagement des partenaires de la Ville de Paris dans le « plan crack 2019-2021 », au premier rang desquels l’agence régionale de santé (ARS)

    Parce que l’inertie a assez duré, nous demandons immédiatement la mise en place d’un plan d’urgence national.

    Un démantèlement du trafic

    L’État doit prendre sa pleine responsabilité et soutenir la Ville de Paris dans le développement d’une action de santé publique d’envergure et doit mener une action forte sur le démantèlement du trafic, qui se nourrit des misères humaines, en donnant les moyens d’enquête et d’investigation à la police nationale.

    L’hôpital public doit être renforcé, appuyé pour augmenter le capacitaire de psychiatrie ; une réflexion profonde doit porter sur ce que révèle le phénomène croissant de la toxicomanie, tant en matière de maux de notre société que de défaillance des soins à cet égard.

    Une prise en charge médicale et sociale

    La prise en charge médicale et sociale des usager·e·s de drogue doit se placer au cœur d’un programme d’investissement public en psychiatrie et en santé et s’inscrire dans une logique de répartition territoriale. De nouveaux espaces de consommation et de soins adaptés aux spécificités des consommateurs et consommatrices de crack doivent être créés ; les horaires d’ouverture doivent être étendus et des lieux d’hébergement à proximité doivent être prévus afin d’éviter les points de stagnation aux alentours. Nous demandons la multiplication des solutions : l’ouverture de plus de lieux répartis à l’échelle de Paris, la métropole et la région Île-de-France.

    Il y a urgence à se saisir de ce problème de santé et de tranquillité publiques qui n’a que trop duré. Nous, élu·e·s communistes de Paris, continuerons de porter ce combat.

    Signataires :

    Camille Naget, conseillère de Paris du 19 e arrondissement 

    Hadrien Bortot, conseiller du 19 e arrondissement 

    Gwenaëlle Austin, conseillère du 19 e arrondissement 

    Elie Joussellin, conseiller du 10 e arrondissement 

    Bénédicte Dageville, conseillère du 11 e arrondissement 

    Gérald Briant, conseiller de Paris du 18 e arrondissement

    et les élu-es communistes parisiens

  • Elections régionales déclaration des communistes du 19e

    Elections régionales déclaration des communistes du 19e

    Dimanche 20 juin, l’abstention a établi un nouveau record dans notre arrondissement en dépassant les 70%.

    Cette situation est très préoccupante, les jeunes et les classes populaires ont massivement boudé les urnes. Pour nous la 6e République, sociale et démocratique se fait de plus en plus urgente.

    Même si nous sommes fier.es de la campagne que nous avons menée, celle-ci n’a pas convaincu le plus grand nombre d’aller voter.

    Malgré ce contexte difficile, dans le 19e arrondissement la liste soutenue par la Parti Communiste, Ensemble et la France Insoumise « Pouvoir Vivre en Ile-de-France » menée par Clémentine Autain fait un très bon score. Nous dépassons les 20% des voix avec 20,21%, à 9 voix de la droite.

    Notre liste se classe seconde à gauche après celle de Julien Bayou et devant Audrey Pulvar.

    Dans les bureaux populaires du 19e nous sommes très souvent en tête. Les électeurs et les électrices qui se sont déplacé.es pour voter pour notre liste ont dit la nécessité d’une gauche offensive, forte sur les questions sociales, qui met l’écologie au service de toutes et tous, et qui sait se rassembler.

    Dimanche prochain, pas une voix ne doit manquer au rassemblement de la gauche et de l’écologie, mené par Julien Bayou. En Ile-De-France, les conditions ont été réunies pour tourner la page de la Présidence Pécresse. Les communistes déploieront toutes leurs forces pour battre la droite et construire une région plus solidaire, plus juste, et plus écologique.

  • Sécurité dans le 19e arrondissement : la parole aux élu.es communistes

    Sécurité dans le 19e arrondissement : la parole aux élu.es communistes

    Paris 19e le 04 Mai 2021 : Notre arrondissement est depuis plusieurs mois au coeur de la tempête médiatique sur les questions de sécurité. D’une part, les révélations de violences et de brutalités policières au sein du commissariat du 19e se multiplient, d’autres part les habitant.es du 19e se sentent abandonnés par les services de Police.

    Le site street press a une nouvelle fois fait des révélations inquiétantes sur le fonctionnement du commissariat du 19e. Cette fois, il s’agit d’une affaire de viol raconté par la victime, Tommi 23 ans. Les faits se seraient déroulés le 05 avril au commissariat. Ce témoignage intervient après les révélations du mois de novembre dernier sur des dénonciations d’actes de tortures toujours au commissariat du 19ème. A toutes ces révélations, vient s’ajouter l’enquête menée par Valentin Gendrot dans son livre « Flic ».

    La tension entre les habitant.es du quartier Stalingrad et les consommateurs de drogue est encore monté d’un cran. Des actes inacceptables ont été commis par des riverains qui ont tiré au mortier sur les toxicomanes. Cette situation est la conséquence de l’inaction de l’Etat qui a laissé dégénérer une situation connue de longue date. Un sentiment d’abandon très grand a conduit à ces actes criminels. La droite et l’extrême droite s’en donnent à coeur joie pour stigmatiser notre arrondissement populaire. Nous demandons à ces gens pour qui notre arrondissement n’est qu’un nouvel épisode dans leur campagne de haine ce qu’ils ont fait au pouvoir à la tête de l’Etat et de la région pour résoudre cette situation.

    Les élu.e.s communistes du 19e mettent sur la table plusieurs propositions pour la sécurité :

    Une réorganisation complète des effectifs de police dans le 19e arrondissement. Sans attendre le rendu des enquêtes internes il faut que des mesures d’urgences soient prises pour mettre fin aux violences. Si cela est nécessaire, il ne faudra pas hésiter à fermer le commissariat central du 19e. Nous appelons de nos voeux la réouverture des commissariats de proximité aujourd’hui vides pour un retour d’une présence policière de quartier à Riquet, Rue de Nantes et à Place des fêtes.

    Des moyens supplémentaires sur les sujets spécifiques qui concernent notre arrondissement : Localisation d’une unité spécialisée dans le trafic de crack. Augmentation des moyens de prévention, de soin, et d’accompagnement des toxicomanes avec une prise en charge par l’ensemble des acteurs régionaux. Il faut plus de moyen pour lutter contre les rixes. Prévention et formation demandent un engagement croissant de l’ensemble des acteurs.

  • Centenaire du PCF : l’âge de raison pour les communistes du 19e.

    Ca y est, c’est le centenaire du PCF. Les communistes du 19e ont choisi de le célébrer à travers un petit 4 pages présentant quelques moments d’archives.

    Plus de 11.000 exemplaires de ce tract sont en distribution en cette fin d’année.

    Nous n’en oublions pas pour autant l’actualité de nos combats. Les communistes sont à l’offensive face à un gouvernement qui utilise la crise sanitaire pour provoquer un choc social et démocratique. Au règne de l’argent nous opposons le rassemblement, la solidarité et les luttes concrètes.

    Dimanche 20 Décembre venez rencontrer les communistes à l’occasion du centenaire du Parti sur les marchés de Joinville et de la Place des fêtes. Ce sera l’occasion d’écrire nos combats communs au présent !

  • Pour faire des vaccins un bien public mondial, librement accessible à tous !

    Pour faire des vaccins un bien public mondial, librement accessible à tous !

    💊Aujourd’hui, lundi 30 novembre 2020, c’est le lancement de la campagne européenne visant à rendre le futur vaccin contre le COVID-19 et les traitements antipandémiques accessibles à tous !

    Nous avons un an pour récolter 1 million de signatures et imposer à la Commission Européenne de faire des vaccins et traitements anti-covid des biens communs !

    Le COVID-19 se propage encore comme un feu de forêt. Les solutions doivent se propager plus rapidement encore. Personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’a pas accès à des traitements et des vaccins sûrs et efficaces.

    ⚠️ En France, l’épidémie de Covid19 a mis en évidence la catastrophe de 30 ans de politiques néolibérales avec la fermeture de 100 000 lits, de 95 services d’urgences et la disparition de la moitié des maternités sur le territoire en 20 ans.

    💰Aujourd’hui, le droit aux soins et à la santé est sacrifié sur l’autel de la rentabilité et du profit. Pour gagner contre cette pandémie, il est vital qu’un vaccin soit librement accessible à tous. Face à une pandémie, nous ne pouvons nous permettre de laisser les citoyens sans protection en raison d’obstacles financiers.

    ✊ Le PCF, avec des citoyens, syndicalistes, associatifs et 12 autres partis politiques au niveau européen est à l’origine de l’initiative citoyenne #Right2Cure

    #PasdeProfitsurlaPandemie.➡️ Pour plus d’informations sur la campagne et signer la pétition c’est par ici ⤵️⤵️

    https://eci.ec.europa.eu/015/public/#/screen/home

  • Loi sécurité globale : Départ commun des forces de gauche du 19e 13H30 Place Stalingrad

    La situation est urgente pour défendre nos libertés publiques et les droits de l’Homme !

    L’ONU, Amnesty France et même la Défenseure des Droits sont inquiets de la publication de la loi « Sécurité globale ». Depuis plusieurs semaines nous faisons faces à des situations de violences policières insupportables et à des remises en cause sans précédent de nos libertés publiques !.

    L’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires, et les associations antiracistes et de défense des droits humains ont décidé d’appeler à de nouvelles initiatives contre la proposition de loi sur la « sécurité globale » auxquelles nous nous associons. Une manifestation pour défendre la liberté de manifester, la liberté d’informer et des services publics garants de toutes les libertés aura lieu ce samedi à Place de la République.

    La section du 19e arrondissement participe à la mobilisation contre tous les projets de loi liberticide à travers un collectif unitaire des forces de gauche de notre arrondissement rassemblant le PCF la France insoumise, Ensemble, le NPA, UCL, Génération.s, la CGT, Attac, le Mrap et RESF. Un départ groupé vers la manifestation de ce samedi est prévu à 13H30 Place Stalingrad.

    Venez nombreux avec vos pancartes et vos drapeaux. Tu trouveras en cliquant sur ce lien un modèle d’attestation pour pouvoir te rendre à la manifestation.

    La section du PCF 19e

  • Réfugié.e.s maltraité.e.s, nous ne laisserons rien passer !

    Réfugié.e.s maltraité.e.s, nous ne laisserons rien passer !

    Depuis une semaine une véritable chasse aux demandeurs d’asile et aux réfugiés s’est organisée à Saint-Denis et dans le Nord-Est Parisien.

    Elle s’est terminée aux yeux de toutes et tous, hier soir, Place de la République. 

    Cinq cents réfugié.es sans abris accueillis sous des tentes par Utopia 56 ont été brutalisés et chassés avec une extrême violence. Les associations, soutiens, élu.es et même journalistes ont été repoussés brutalement. Nous avons honte pour notre République! Ces attaques depuis 5 ans contre ces hommes et ces femmes qui demandent un abri et un asile doivent cesser ! Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris a fait des propositions de lieux d’accueil à l’espace Champeret et au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Elles ont toutes deux été repoussées par l’Etat.

    Notre Pays a les moyens de la solidarité, mais l’Etat préfère laisser ces gens à la rue, errer dans le Nord-Est Parisien sans solutions si ce n’est notre solidarité et notre humanité. La violence policière qui s’est abattue hier soir, témoigne à la fois des dérives de cette institution et d’ordres politiques abjectes. En pleine crise sanitaire et sociale, le pouvoir fait le choix d’une réponse autoritaire en contradiction avec ce qui devrait être les valeurs de la République. Ce pouvoir s’enferme ainsi toujours un peu plus dans la répression et dans des logiques droitières voire ultra-droitière.

    Ca suffit !

    Nous demandons la démission du préfet Lallemand qui a fait déjà suffisamment de mal comme cela, et avec lui celle de M. Darmanin qui plutôt de créer les conditions d’un apaisement met toutes ses forces pour créer la division au sein de notre peuple et crée le désordre.

    Nous demandons que tous les réfugiés aient le droit à un accueil digne et à une prise en charge immédiate.

    Nous appelons celles et ceux qui le peuvent à se rendre à 18h00 au rassemblement Place de la République à l’appel des collectifs et organisations de sans-papiers.

  • Un espoir pour la gauche étatsunienne « The Squad »

    Un espoir pour la gauche étatsunienne « The Squad »

    Nous avons demandé à notre camarade Wilson, citoyen américain de nous parler du Squad, et de ce qu’il représente aujourd’hui :

    Le soulagement qui touche le monde entier samedi, après l’annonce officielle de la défaite de Donald Trump et la victoire décisive de Joe Biden dans les présidentiels américains n’est pas sans quelques réserves. Le nouveau président représente pour beaucoup de libéraux (un terme qui n’a que récemment cessé d’être synonyme avec “la gauche” aux États-Unis) un ‘retour au normal’, c’est-à-dire au libéralisme, l‘austérité et la guerre impérialiste.  

    La stratégie de la gauche américaine dans les mois et années qui suivent l’investiture de Biden à la Maison Blanche est de le pousser à adopter une politique plus progressiste.  

    A la pointe de cette bataille se trouve le « Squad », surnom donné aux quatre (désormais six) jeunes candidats élus à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat en 2018 puis réélus lors des élections générales de 2020.  

    Le Squad originel est composé d’Alexandria Ocasio-Cortez de New York, d’Ilhan Omar du Minnesota, d’Ayanna Pressley du Massachusetts et de Rashida Tlaib du Michigan. Dès la semaine dernière elles sont désormais rejointes par Jamaal Bowman de New York et Cori Bush de Missouri.  

    UNE NOUVELLE FACE DE LA GAUCHE AMÉRICAINE DANS TOUTE SA DIVERSITÉ  

    On dit que le Squad représente la diversité démographique d’une jeune génération politique et le plaidoyer pour des politiques progressistes. En effet, les quatres originelles sont toutes des femmes de couleur, issues des minorités éthniques et, dans le cas d’Ilhan Omar et de Rashida Tlaib (qui sont muslumanes), religieuses—ce qui s’avère utile politiquement, surtout dans le monde tordu de la politique américaine où les positions de gauche, telles un système de santé universel, sont dénigrées par la direction du parti Démocrate comme n’intéressant qu’une petite minorité des hommes blancs. C’est donc surtout la conjugaison de leurs identités diverses avec leur adhésion aux politiques explicitement de gauche, telles le Green New Deal et Medicare for Al[1] l, qui font d’elles des concurrents puissants à l’établissement[2]  du Parti.  

    Autrement dit, leurs identités et leurs idées politiques vont de pair avec leurs identités de classe. Née en 1989 au Bronx, Ocasio-Cortez (surnommée AOC pour ses initiales) fut une serveuse avant de faire sa formation politique auprès des Democratic Socialists of America (DSA). Élue  représentante du 14e district de New York à la Chambre des représentants en 2018, elle a délogé Joseph Crowley pour devenir la plus jeune candidate jamais élue au Congrès américain. C’était une victoire d’une grande portée symbolique car Crowley est un démocrate haut placé dans la hiérarchie du parti et représente son district depuis deux décennies. Une incarnation de l’ancien garde, il avait voté pour la guerre en Irak et contre les mesures de rétorsion contre les banques après la crise économique de 2008. En 2018, Il avait aussi dépensé considérablement plus qu’AOC sur sa compagne ($ 3,4 millions contre les $ 194 000 de sa jeune adversaire). De plus, Ocasio-Cortez avait gagné sur une plateforme explicitement de gauche, se réclamant du socialisme démocratique dans la lignée de Bernie Sanders, qu’elle soutient pour les primaires présidentielles du Parti Démocrate de 2020, avant de se ranger derrière Joe Biden pour l’élection présidentielle.  

    Si AOC représente sans doute le membre du squad les plus célèbre et médiatiquement savant, la deuxième position appartient à Ilhan Omar. D’origine somalienne mais naturalisée aux États-Unis, Omar fut d’abord élue à la Chambre des représentants du Minnesota en 2016. Elle est ensuite candidate aux élections de la Chambre des représentants en 2018 pour le cinquième district congressionnel du Minnesota. Le 15 août 2018, elle remporte sa primaire pour représenter les Démocrates dans le district et elle est élue le 6 novembre de la même année à la Chambre des représentant, devenant avec Talib, une des deux premières femmes musulmanes élues au Congrès américain.  

    Tlaib, pour sa part, est originaire de Détroit. Enfant des immigrés palestiniens, est est la fille aînée d’une fratrie de quatorze personnes, son père travaille comme ouvrier dans une usine Ford. De ce milieu modeste et ouvrière, elle rejoint DSA et entame une carrière politique qui commence avec son élection en 2008 à la Chambre des représentants du Michigan. À la Chambre, elle prend notamment la présidence de la commission des finances. Après trois mandats, elle ne peut pas se présenter à nouveau. Elle devient avocate et travaille pour des associations venant en aide à des publics défavorisés. Puis, suivant la démission du député John Conyers, elle est élue le 6 novembre dans le 13e district du Michigan à la Chambre des représentants.  

    Jamaal Bowman, un des nouveau membres et le seul homme, est élevé par sa mère célibataire, postière, dans un logement social d’East Harlem. Il se présente dans le 16e district de l’État de New York face à Eliot Engel, élu depuis 16 mandats et président de la commission des affaires étrangères. Bowman bat Engel avec une plateforme en faveur du « Medicare pour tous » (une couverture santé universelle) et du Green New Deal. En matière de politique étrangère, il critique la politique de Benyamin Netanyahou et souhaite conditionner l’aide américaine à Israël.  

    La seconde nouvelle-arrivée est Cori Bush, élue à la Chambre des représentants pour le 1er district du Missouri. Tout comme AOC, son parcours politique est marqué par une expérience personnelle qui forge une identité de classe. En 2001, elle tombe malade alors qu’elle est enceinte de son deuxième enfant et doit quitter son travail au sein d’une école maternelle, le congé maternité n’étant pas garanti par la loi américaine. Ayant des difficultés à payer son loyer, sa famille est expulsée de leur maison. Elle vit alors avec son mari et leurs enfants dans une voiture durant plusieurs mois. Le couple finit par rompre et Cori Bush élève ensuite seule ses deux enfants. Elle devient infirmière et pasteur. Après la mort de Michael Brown en 2014, Bush rejoint les manifestations de Ferguson et devient l’un des leaders du mouvement local de protestation contre les violences policières.  

    Tandis que le Squad se distingue pour leurs politiques progressistes à l’égard de l’établissement du parti Démocrate, ils ne représentent pas pour autant un bloc homogène. L’élue Ayanna Pressley, se retrouve parfois en décalage par rapport aux autres, notamment en ce qui concerne la politique étrangère et les présidentielles. Elle a ainsi voté pour une résolution du Congrès condamnant le mouvement pro-palestinien BDS dont l’une des modalités d’action est le boycott de produits provenant des colonies israéliennes implantées dans les territoires occupés par Israël. Elle déclare à cette occasion être à la fois « pro-palestinienne et pro-israélienne », ce qui lui a été reproché par des membres de la gauche radicale américaine. Pressley apporte également son soutien à Hillary Clinton face à Bernie Sanders lors de la primaire démocrate de 2016, puis à la sénatrice Elizabeth Warren, également adversaire de Sanders, lors des primaires présidentielles du Parti démocrate de 2020.  

    CIBLES D’ATTAQUES RACISTES DE LA PART DES RÉPUBLICAINS

    La conjugaison de leurs identités raciales, religieuses et de genre et leurs positions politiques progressistes font d’eux des cibles faciles pour les attaques racistes, sexistes et islamophobes de la part des Republicans Trumpistes. Le 14 juillet 2019, Donald Trump tweete que les membres de l’équipe doivent « revenir en arrière et aider à réparer les endroits totalement brisés et infestés de crimes d’où elles viennent. Revenez ensuite et montrez-nous comment on fait. ». Le lendemain, les quatre femmes répondent lors d’une conférence de presse en disant : « Nous sommes là pour rester ».   Au cours des jours suivants, malgré une condamnation de la Chambre des représentants de ses propos, Trump continue d’attaquer le Squad, déclarant lors d’un rassemblement électoral le 17 juillet : « Je pense que dans certains cas, elles détestent notre pays ». Alors que Trump critique Ilhan Omar, son public en Caroline du Nord scande : « Renvoyez-la, renvoyez-la ! ». Le même jour, le Parti Républicain lance une campagne contre le Squad, intitulée « Squad Goals : Anarchy », se concentrant sur le rôle du Squad dans le mouvement Abolish ICE.   Fin juillet 2019, l’Association des présidents des comités républicains de l’Illinois qualifie les quatre membres du Congrès de « Jihad Squad » dans un message Facebook qui a ensuite été supprimé.  

    UNIR L’ÉTABLISSEMENT CONTRE EUX

    Face à de telles attaques, l’établissement Démocrate n’a que peu de choix que de soutenir le Squad. Pourtant les politiques de ce groupe les mettent le plus souvent en tension directe avec les lignes du Parti Démocrate.  

    Parmi les nombreux différentS idéologiques qui séparent l’aile gauche du parti Démocrate de son établissement droitière, le Squad conteste des aspects de la culture politique qui ont depuis trop longtemps fait consensus entre les Démocrates et les Républicains. Citons par exemple, en matière de politique étrangère, une grande complaisance à l’égard des expansions illégales d’Israël. En août 2019, Israël empêche Ilhan Omar et Rashida Tlaib de se rendre dans le pays, un renversement de la déclaration de juillet 2019 de l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Ron Dermer, selon laquelle « tout membre de la Chambre » serait autorisé à entrer dans le pays. Un porte-parole du ministre israélien de l’Intérieur, Aryé Dery, attribue l’interdiction au soutien d’Omar et de Tlaib au BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions). Encore une fois, le parti Démocrate a dû montrer son soutien à cette aile gauche, farouchement populaire chez leurs électeurs, et dénoncer la position des autorités israéliennes.  

    Il existe pourtant une tension latente entre le Squad et l’établissement du parti Démocrate qui déborde enfin en juin 2019, quand Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, a approuvé une législation donnant $4.6 milliards au département de la Sécurité intérieure et United States Immigration and Customs Enforcement (ICE) (l’agence de police douanière et de contrôle des frontières du département de la Sécurité intérieure) sans inclure le moindre amendement proposé par l’aile gauche du Parti. Ce qui suit est une série d’attaques médiatiques où la Squad montre la puissance des mouvements qui l’ont porté au pouvoir.  

    Depuis les resultats décevant des élections générales, l’aile droite du parti Démocrate a pointé du doigt le Squad et les débats internes que ces dernières ont semé au sein du parti depuis leur arrivée pour la perte de huit sièges à la Chambre. Cependant, comme AOC explique lors d’un entretien avec le New York Times : « j’ai proposé de conseiller les candidats démocrates dans chaque district où il y avait un puissant concurrent républicain. Tous sauf cinq m’ont refusé. Pourtant chacun des cinq que j’ai aidé a gagné son élection ».  

    BOULEVERSER LA CULTURE POLITIQUE AMÉRICAINE

    Minoritaires au sein du parti démocratie, le Squad exerce néanmoins un rôle important en tant que conscience du Parti. Leur savante manipulation des réseaux sociaux et d’autres médias leur permet d’atteindre un nouveau public des travailleurs, anciennement dépolitisé car ils n’ont pas vu de changement de politique social dans les transition entre gouvernements Démocrates et Républicaines. Les messages politiques progressistes du Squad incitent ce public à réagir, aux élections, mais aussi par des mobilisations collectives, y compris dans leur espace de travail. La lente mais progressive politisation de la classe ouvrière américaine s’unit à l’activité politique du Squad, ce qui se traduit par une nouvelle force empêchant le Parti Démocrate de glisser encore plus vers la droite, phénomène observé depuis la présidence de Clinton.  

    Dans un article d’opinion du New York Times, l’historienne Barbara Ransby écrit : « The Squad a ouvert de nouveaux horizons en réanimant un esprit combatif au sein du Parti démocrate et en ravivant son flanc gauche ».   En effet, la popularité du Squad n’est pas une création médiatique, plutôt une réflection l’avancée des idées socialistes dans le pays. Le Squad fut élu en rejetant ce qui a été la stratégie du Parti Démocrate depuis les quarante dernières années et qui consiste à prioriser le développement des affaires et de la croissance à travers la réduction des impôts et la diabolisation de la classe ouvrière.


  • Intervention de Hadrien Bortot, pour l’hommage à Monsieur Samuel Patty et à la mémoire des victimes du terrorisme à Nice, Vienne, Kaboul..

    Intervention de Hadrien Bortot, pour l’hommage à Monsieur Samuel Patty et à la mémoire des victimes du terrorisme à Nice, Vienne, Kaboul..

    Monsieur le Maire,

    Merci d’ouvrir ce temps d’hommage nécessaire dans une période troublée. Nos pensées vont vers la famille de Samuel Patty, et de toutes les victimes du terrorisme. De Nice à Vienne, nous sommes plongés dans une série noire, ces attaques d’un nouveau genre prennent pour cible des symboles forts de notre République, et de ce qui fait une part de notre identité.Nous avons une pensée pour tous les personnels des écoles, des collèges et des lycées qui ont effectué leur rentrée dans ce contexte pesant. Nous pensons à celles et ceux qu’on érige en rempart contre l’obscurantisme et qui manque cruellement de moyens simplement pour enseigner le vivre ensemble.

    J’aimerai que collectivement nous faisions attention. Le terrorisme djihadiste nous lance un défi, il ne menace pas seulement notre liberté d’expression. Il prend pour cible l’ensemble de notre pacte social en cherchant à nous diviser. Notre solidarité, notre tolérance, notre laïcité, le fait de considérer l’autre non pas comme une menace mais comme une solution, sont insupportables pour celles et ceux qui ne cherchent que le choc. Il nous faut résister à toutes celles et à tous ceux qui cherchent des complices, a toutes celles et tous ceux qui promeuvent une logique de guerre, à celles et ceux qui refusent l’explication.

    Nous ne répondrons au terrorisme islamiste qu’en faisant plus République, qu’en rendant la liberté, l’égalité, la fraternité plus réelle et quotidienne. Il ne s’agit pas là d’un angélisme, il s’agit d’affirmer comme l’aurait fait Jaurès, toujours dramatiquement d’actualité : « Qu’on ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre »

  • Compte rendu du Conseil d’Arrondissement du 03 Novembre 2020

    Compte rendu du Conseil d’Arrondissement du 03 Novembre 2020

    Le 4eme Conseil d’Arrondissement de la mandature s’est tenu le mardi 3 novembre dans des conditions un peu contraintes. Compte tenu du couvre-feu, il nous a été demandé, à titre exceptionnel, de réduire la durée de nos interventions, et d’éviter de déposer des vœux. L’ensemble des Groupes a donné son aval, mais en revanche, s’est gardé évidemment le droit d’intervenir sur les différents délibérés et de poser des questions au besoin. Le Conseil s’est tenu en présentiel, masqué et chacun/chacune derrière des cloisons.

    Le groupe Communiste a souhaité intervenir sur plusieurs délibérés et évidemment pour l’hommage à Samuel Paty en début de séance, hommage qui a été suivi par une minute de silence de l’ensemble du conseil. La prise de parole de Hadrien, très émouvante, s’est conclue par une citation de Jaurès « Qu’on ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre ». L’intervention du groupe LR était à la hauteur de leurs interventions aux niveaux parisien et national : minable et frôlant de très très près les discours du RN.. l’islamophobie à tous les étages dans chacune de leurs interventions, jusqu’à se ridiculiser en appelant à ne pas voter de subventions pour l’association L’Acort (qui lutte contre toutes les formes de racismes et de discriminations) , les traitants même pas à demi mot de « islamistes » et idem pour le Cabaret Sauvage. Ceci serait de l’ordre de l’anecdote s celà ne reflétait pas des positions infectes et puantes, qui ont menées, par exemple, à voir le local de l’association l’Acort taggé il y a 2 jours d’un tag immonde  » Islam = Mort ».

     Les autres interventions concernaient : l’importance des subventions pour les Points d’accès aux droits qui font un travail extraordinaire auprès des populations souvent très éloignées de cette question d’accès aux droits – marquer notre soutien à l’OMS mais aussi et surtout aux associations sportives qui souffrent particulièrement de cette crise sanitaire. 

    Camille Naget est également intervenue en réponse aux écolos qui ont décidé de s’abstenir sur une subvention pour la création de 44 nouveaux logements, en surélévation ; – Concernant la toute dernière délibération du Conseil qui concernait la future plaque commémorative à la mémoire de Isidore David Grinberg qui sera apposée rue Bouret, Philippe a  fait une courte prise de parole car les autres groupes de la majorité ont longuement parlé du parcours de ce jeune lycéen communiste guillotiné. Pour souligner l’importance de la mémoire en ces temps incertains, j’ai également « profité » de ce prochain évènement pour partager ceci sur les réseaux sociaux : « En ces temps particulièrement instables où une certaine parole fasciste, raciste et xénophobe s’est libérée, en ces temps où certains violentent et agressent, spolient des tombes, se déchainent sur les réseaux sociaux, sur les murs de Paris, voire sur des sièges de partis politiques, faire appel à la mémoire, laisser trace de l’histoire parait encore plus essentielle. « Voilà donc en quelques lignes la synthèse de ce Conseil d’Arrondissement. (Le prochain Conseil devrait se tenir le 1er décembre et nous ne savons pas encore s’il se tiendra en présentiel ou distance) D’ici là, n’hésitez pas à nous contacter, à nous solliciter au besoin et surtout prenez bien soin de vous tous et toutes, 

    Bien fraternellement

    Gwenaelle Austin